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Constructeurs

Face au flop de l'Alpine A390, Renault contraint de réagir

Publié le 17 septembre 2026

Par Robin Schmidt
3 min de lecture
Face à des ventes jugées décevantes, le groupe Renault réduit déjà la cadence de production de l’Alpine A390. Une décision qui intervient quelques mois seulement après son lancement et qui fait planer le doute sur l’avenir du crossover 100 % électrique, pourtant censé porter les ambitions de la marque sur le segment des C-SUV premium.
Alpine A390
Au premier semestre 2026, l'Alpine A390 s’est écoulé à seulement 1 041 exemplaires sur l’ensemble des marchés où il est commercialisé. ©Alpine

L’Alpine A390 peine à trouver son public. Arrivé dans les concessions en janvier 2026, le crossover 100 % électrique de la marque au A fléché est loin de connaître le démarrage commercial escompté.

 

Au premier semestre 2026, le modèle s’est en effet écoulé à seulement 1 041 immatriculations sur l’ensemble des marchés où il est commercialisé. En France, ce sont 610 exemplaires de l’Alpine A390 qui ont été livrés sur la même période. C’est peu par rapport aux ambitions de la marque…

 

 

Faute de ventes suffisantes, le groupe Renault se voit donc déjà contraint de réduire la cadence de production du modèle, fabriqué dans l’usine de Dieppe (76). La production quotidienne de l’Alpine A390 passera ainsi de 30 à 15 exemplaires d’ici à la fin du mois de septembre 2026. Un net coup de frein, alors que le constructeur avait prévu de monter jusqu’à 50 unités par jour en cas de forte demande.

 

Une voiture réussie mais mal positionnée ?

 

Une fois derrière son volant, l’Alpine A390 ne manque pourtant pas de qualités. Malgré un poids dépassant les deux tonnes, le crossover électrique surprend par le plaisir de conduite qu’il procure. Une répartition des masses minutieusement étudiée, l’association de trois moteurs et d'un torque vectoring élaboré lui permettent en effet d’afficher une précision de roulage, une grande agilité et des sensations authentiques.

 

Mais alors, quelles sont les raisons de cet échec ? D’abord, son prix. À son lancement, l’Alpine A390 n’était disponible que dans sa version GT de 400 ch dont le ticket d’entrée est à 67 500 euros. Depuis quelque temps, le modèle est également proposé dans sa version GTS, facturée à partir de 78 000 euros.

 

 

Un tarif relativement élevé compte tenu de sa fiche technique. L’Alpine A390 affiche une autonomie limitée à 557 km maximum, tandis que son architecture 400 V limite la recharge de 15 à 80 % en un peu moins de 30 minutes. Des valeurs trop justes par rapport à ses concurrents sur le segment des C-SUV premium. Le modèle déçoit également au niveau de sa présentation intérieure, jugée trop proche de celles des Renault Scenic E-Tech et Austral.

 

Enfin, l’autre difficulté tient au positionnement même de l’A390. Contrairement aux modèles historiques de la marque, le crossover est exclusivement proposé en 100 % électrique. Un choix qui peut compliquer sa conquête auprès d’une clientèle fidèle à Alpine, davantage habituée aux sportives thermiques qu’aux SUV électriques.

 

 

Un pari d’autant plus dommageable que le marché des C-SUV est le plus important d’Europe. L’A390 devait justement permettre à Alpine de s’y imposer, avec l’ambition de devenir numéro un de son segment en France. Mais selon nos informations, le groupe Renault songerait déjà à écourter sa carrière et le crossover pourrait ainsi être retiré prématurément du catalogue de la marque.

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