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Bonus électrique : les États-Unis durcissent encore les règles

Publié le 4 décembre 2023

Par Christophe Jaussaud
2 min de lecture
À partir de 2024, pour être éligibles aux aides de l’État fédéral américain, les véhicules électriques ne devront contenir aucun composant de batterie fabriqué ou assemblé en Chine. Même chose avec les métaux dès 2025.
Bonus écologique VE États-Unis
Les conditions d'éligibilité au bonus fédéral américain pour les véhicules électriques vont être drastiquement réduites dès 2024. ©Rob Widdis pour General Motors

Les subventions pour l'achat d'un véhicule électrique aux États-Unis, mesure phare du plan climatique de Joe Biden, ne seront plus accordées aux acheteurs de voitures contenant des composants de batterie fabriqués en Chine ou dans d'autres "pays rivaux", selon un plan annoncé le 1er décembre par le département du Trésor.

 

"Pour renforcer la sécurité des chaînes d'approvisionnement américaines, à partir de 2024 un véhicule propre éligible ne pourra contenir aucun composant de batterie fabriqué ou assemblé" en Chine, Russie, Corée du Nord ou Iran, a souligné le Trésor dans un communiqué de presse.

 

Ces quatre pays sont considérés comme des "entités étrangères préoccupantes", selon des règles présentées par l'administration et qui sont ouvertes aux commentaires du public avant d'entrer en vigueur.

 

Par ailleurs, "à partir de 2025, un véhicule propre éligible ne pourra pas contenir de métaux critiques extraits, traités ou recyclés" par un de ces pays, prévoient encore ces règles.

 

A lire aussi : Les États-Unis et le Japon s'entendent sur les matériaux critiques et les batteries

 

Le grand plan climat de Joe Biden, l'Inflation Reduction Act (IRA), prévoit un crédit d'impôt pouvant aller jusqu'à 7 500 dollars pour l'achat d'un véhicule électrique fabriqué aux États-Unis.

 

Cette proposition est publiée alors que Washington s'efforce de réduire la dépendance à la Chine de son industrie naissante de voitures électriques. Mais cela aura pour effet de réduire le nombre de véhicules éligibles aux crédits d'impôt tout en augmentant la pression sur les constructeurs automobiles, déjà aux prises avec la transition vers la production de voitures électriques.

 

Le sénateur Joe Manchin, un démocrate centriste dont le vote avait été clé pour faire adopter l'IRA, a cependant jugé que ces règles n'étaient pas assez fortes pour déplacer les chaînes d'approvisionnement depuis la Chine.

 

"Cette administration essaie, une fois de plus, de trouver des solutions de contournement et des retards qui laissent la porte grande ouverte à la Chine pour qu'elle profite sur le dos des contribuables américains", a-t-il déclaré dans un communiqué.

 

Mike Gallagher, président républicain de la commission spéciale de la Chambre des représentants sur le Parti communiste chinois, a lui averti que la proposition augmenterait la dépendance à l'égard de la Chine, citant certaines exemptions aux règles. (avec AFP)

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