Exercice 2025 positif pour OPmobility

Malgré un léger recul de 2,6 % de son chiffre d'affaires à 10,2 milliards d'euros, les comptes 2025 d'OPmobility sont dans le vert.
En effet, l'équipementier français affiche un bénéfice net en hausse de 8,9 %, à 185 millions d'euros. Sa marge opérationnelle s'est également améliorée en passant de 4,2 % à 4,8 %.
La présentation des résultats a également été l'occasion pour Félicie Burelle, qui a été confirmée à la direction générale d'OPmobility, de rappeler la volonté de racheter courant 2026 "une part majoritaire" de la division éclairage du groupe sud-coréen Hyundai Mobis, qui pèse environ un milliard de chiffre d'affaires. Ce serait "une étape stratégique majeure", a précisé Félicie Burelle.
Plus largement, pour l'année 2026, le groupe vise une amélioration de sa marge opérationnelle et de son bénéfice net. OPmobility continue de miser sur les États-Unis, principal pays contributeur au chiffre d'affaires du groupe depuis 2024, où il vise un doublement de ses ventes d'ici 2030.
Grâce à son ancrage local, les droits de douane mis en place par l'administration Trump n'ont impacté le groupe que de 10 millions d'euros, a ajouté la directrice générale.
Urgence à se mobiliser sur le contenu local
Interrogée par la presse sur le règlement qui favoriserait les voitures ayant un contenu local en Europe, en chantier à Bruxelles, la directrice générale a estimé qu'il y avait urgence pour l'UE à se mobiliser sur le sujet et que chacun joue "selon les mêmes règles" mais que "le protectionnisme n'est pas la solution" et que les industriels européens devaient être plus compétitifs. En Europe, l'équipementier a d'ailleurs remporté des contrats avec des constructeurs chinois qui s'implantent sur le continent, dont Chery en Espagne.
Par secteur, la division systèmes extérieurs et éclairage, qui représente près de la moitié de son activité, a vu ses ventes baisser de 3,3 %, et celles des systèmes d'énergie ont reculé de 2,1 %, mais l'activité modules a progressé de 3,7 %.
"L'année a été marquée par des tensions commerciales et géopolitiques, même si le marché automobile mondial était en hausse de 4 %", a commenté Félicie Burelle. Elle a cité le ralentissement sur l'électrification aux États-Unis qui a provoqué des dépréciations d'actifs cumulées de plus de 55 milliards d'euros notamment par Stellantis, Ford et General Motors.
"L'Asie continue son accélération, tandis que la situation européenne reste complexe, avec le défi des barrières douanières américaines et de la concurrence chinoise", a-t-elle conclu, se disant "confiante pour 2026 même si le marché reste compliqué". (avec AFP)
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