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Distribution

Rentabilité réseaux 2025 : le bilan très contrasté des constructeurs chinois

Publié le 28 avril 2026

Par Christophe Bourgeois
3 min de lecture
Difficile d'avoir des informations chez les constructeurs chinois qui pour l'instant, peinent à communiquer sur le sujet. Cinq ans après son arrivée sur le territoire français, MG Motor est toujours dans le rouge. C'est également le cas pour BYD. En revanche, Xpeng affiche des résultats positifs. Une belle performance alors que la marque a à peine un an d'existence sur le marché français.
Toujours pas de rentabilité au sein du réseau MG. ©Adobe Stock

BYD : un réseau en attente

Arrivé en France en 2023, BYD affiche une croissance rapide mais reste loin de ses objectifs initiaux, jugés irréalistes par le réseau. En 2025, la marque atteint 13 533 immatriculations, soit 0,8 % du marché, contre 3 % visés.

 

Les concessionnaires dénoncent une stratégie commerciale instable, des primes tardives, ainsi qu’un manque d’adaptation au marché européen, pesant sur la rentabilité, qui est encore négative. "Nous touchons nos primes à seulement 60 % de nos objectifs", lâchent les distributeurs. Toutefois, l’arrivée d’une nouvelle direction et la structuration du réseau marquent un tournant. BYD entend désormais élargir son maillage à 200 points de vente d’ici 2026 et surtout atteindre la rentabilité.

 

MG Motor : Toujours pas de rentabilité

Si MG ne communique pas officiellement sa rentabilité, celle‑ci serait négative selon le réseau, ce qui, au bout de 5 ans de présence en France, commence à agacer les distributeurs. "Cela n’a pas toujours été le cas, nous gagnions de l’argent lorsque la marque est arrivée", indique un important opérateur.

 

Mais depuis quelques années, MG a décidé de changer sa politique de rémunération, passant de celle d’un nouvel entrant, avec des marges confortables sur les VN, à celle d’un acteur plus installé.

 

"Les marges sur le VN ont baissé et les primes sont conditionnées à des rachats de VO dont les prix ne sont pas en phase avec le marché " observe‑t‑il. Résultat, le réseau freine des quatre fers et n’obtient pas ses primes. Quant à l’après‑vente, ce levier ne peut pas encore être actionné car le parc, bien qu’en forte progression, est encore trop faible.

 

Cela pourrait‑il évoluer ? "La marque nous répond qu’elle est sensible à notre rentabilité, mais nous ne voyons rien venir", regrette le réseau, qui n’a toujours pas de groupement. Et certains songeraient à rendre le panneau si rien ne bouge rapidement.

 

XPeng : jeune et déjà rentable

Dix-huit mois après son arrivée sur le marché français, et déjà rentable. Les distributeurs qui ont pris le panneau Xpeng ne semblent pas regretter leur choix. La marque affiche une rentabilité sur l’année de 0,5 %, une rentabilité qui repose uniquement sur le véhicule neuf, la marque n’ayant pas encore d’occasion ni d’après-vente.

 

"Xpeng est très attractive, avec un positionnement spécifique, mais pas forcément très facile à travailler car les outils informatiques ne sont pas encore optimisés", glisse un distributeur.

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