Le vrai visage des stocks VO : l'offre française ne remonte pas

Les professionnels ont terminé le mois de juillet 2026 avec encore moins de voitures d'occasion en stock qu'au début de la période. Voilà ce que révèlent les données de marché compilées par AAA Data qui font état d'une baisse de 1 % des réserves par rapport à juin, à 1 091 610 unités.
Le niveau n'a de cesse de diminuer depuis janvier dernier. Au fil des mois, les distributeurs français affichent ainsi un solde négatif de près de 78 835 unités.
Entre fin juin et fin juillet 2026, exception faite des motorisations électriques (+2,5 %, à 48 680 unités), toutes les principales énergies ont décliné : les voitures diesel (-1,1 %, à 448 130 unités), les essence (-1,1 %, sous les 396 450 unités) ou encore les HEV (-1,3 %, à tout juste plus de 65 100 unités).
Parlant des segments, là aussi il n'y a qu'une seule exception. La catégorie A (+0,3 %, à plus de 54 950 unités) est la seule à avoir, fin juillet, compté plus de voitures d'occasion en stock chez les professionnels. Toutes les autres ont subi des réductions d'offres.
Des sources toutes en repli
Il faut dire que le début de période estivale a été marqué par une décroissance du nombre d'entrées en parc. AAA Data en a dénombré 204 162 unités, soit 2,4 % de moins qu'en juin. Ce total de voitures d'occasion comprenant, d'un côté, 139 564 reprises (-3,2 %) et, de l'autre, 64 598 retours de leasing (-0,6 %).
Première source d'approvisionnement, les particuliers ont cédé 162 939 voitures d'occasion aux professionnels (-1,3 % sur un mois). Les loueurs longue durée n'ont pas été plus prolifiques pour les revendeurs avec une contribution de 10 674 unités (-3,4 %).
À 73,4 %, les voitures d'occasion entrées en stock étaient dotées de moteurs thermiques. Mais dans l'absolu, le nombre de diesel (-4,8 %, sous les 75 100 unités) et de voitures essence (-2,5 %, à 74 700 unités) s'est amoindri. Les HEV en profitent pour s'arroger 8 % de pénétration avec 16 400 voitures d'occasion (+7,4 %).
En termes de tranches d'âges, les professionnels ont pris possession de voitures d'occasion de 2-4 ans à hauteur de 45 920 unités, soit 22,5 %. Les exemplaires de 4-5 ans manquent toujours à l'appel (moins de 17 800 VO ; +0,5 %), alors que les enseignes ont eu à reprendre encore plus de 49 500 voitures de 8-15 ans (-4,8 %) et près de 42 200 voitures plus âgées (-1,9 %).
Les VO de 2-4 ans restent solides
Si les distributeurs ont enregistré moins de voitures dans leurs bases de données, ils ont accéléré sur les sorties. La réduction de l'offre à fin juillet tient à ce déséquilibre. Au cours du mois, 178 928 VO ont quitté les stocks. Outre le fait de représenter une augmentation mensuelle de 5,7 %, il s'agit de la deuxième meilleure performance de l'année en cours, après celle de mars (181 522 unités).
Avec plus de 43 620 unités, la large catégorie du 8-15 ans a dominé les débats (+11 % de croissance mensuelle). Cependant, la tranche des 2-4 ans a dépassé les 39 300 unités, en gain de 1,6 %, donnant l'espoir d'un marché plus pérenne pour les distributeurs. À noter que les voitures de 6-12 mois ont plongé à un niveau particulièrement bas de 2 831 unités (-16,8 %), actant une décrue globale depuis le début de l'année.
Comme nous l'expliquions récemment dans un article sur le regain du thermique, les voitures diesel (+12,3 %, à 61 900 unités) et à essence (+4,9 %, à 65 135 unités) ont retrouvé de l'allant. Les deux typologies de motorisation signent leur deuxième meilleur score de l'année en juillet.
À l'inverse, les électriques d'occasion ont été en difficulté commercialement. Moins de 10 950 unités ont été sorties (-11,6 %). Il y a fort à parier que l'entrée en vigueur d'un dispositif CEE pour subventionner les reventes de certaines d'entre elles à partir de septembre 2026 sera bien accueillie par les distributeurs.
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