Le Lion revit cette année. Cela résulte d'une politique produits et marketing rondement menée, mais aussi et surtout d'une relation de confiance retrouvée entre le constructeur et son réseau. Ce dernier se dit amplement satisfait...
Le temps a fait son œuvre et tout comme Citroën, Peugeot est entré dans une spirale positive. Il est rare de voir un réseau afficher un tel enthousiasme aux quatre coins du pays. La marque a bouclé son premier semestre sur des résultats en hausse et c'est chacun des partenaires qui estime en avoir tiré profit. Le Lion ne laisse personne sur le bas-côté. Certes le mois de juin a rimé avec calme plat dans les showrooms, mais cela ne vient pas ternir le tableau. La réussite du Sochalien ne se contredit pas.
Le message de la direction résonne dans les affaires : "Redorer le blason", l'ambition maîtresse pour les distributeurs. "Nous avons retrouvé une image commerciale séduisante", se félicite un directeur. Il y a moins d'envie à l'endroit de la marque aux chevrons, depuis que les 3008, 5008 et surtout RCZ sont passés par là. La gamme Peugeot couvre désormais 90 % des besoins recensés par les concessionnaires, auprès des consommateurs. "Mais Citroën nous oppose toujours une forte concurrence", remarque un distributeur. Une rivalité qui a contribué à maintenir la situation de "course aux promotions de laquelle on ne pourra plus détourner le client", poursuit-il. L'amélioration du mix des ventes a permis de retrouver un peu de souffle dans le réseau. Le panier moyen se voit en effet réévalué sur le premier semestre 2010. "Nous vendons des 3008 dont les prix vont de 25 000 à 33 000 euros", rapporte un concessionnaire de l'est. "Mais rien de transcendant", tempère immédiatement un de ses confrères. Ce dernier rappelle qu'en moyenne, le gain brut par exemplaire vendu est de 500 euros, soit 150 à 300 euros net. Pour cause, l'essentiel des immatriculations se fait encore sur les 206+, 207 et 308. "Des voitures à volumes qui nous font entrer dans nos objectifs et donc nous font toucher nos marges arrières, soit un gain de 500 euros par voiture vendue en moyenne."
L'empreinte Veyrier
La 407 souffre un peu plus. "C'est un très bon produit qui a de solides arguments", dit-on. Or, l'engouement qui se ressent autour de sa remplaçante trahit la pensée. On s'impatiente, on perd du terrain sur les compétiteurs. A l'instar des autres produits, la berline bénéficie d'un soutien commercial en provenance directe du constructeur, mais rien sur le stockage. "Il y a une bonne rotation sur la 407", assure un autre concessionnaire.
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