Journal de l'Automobile. Que représente le groupe Caillé à la Réunion ?
François Caillé. A la Réunion, nous sommes deux opérateurs principaux dont chacun détient environ 30 % du marché. Pour avoir de bons résultats, il faut évidemment avoir plusieurs marques et les deux camps comptent une douzaine de marques. L'autre atout que nous avons est d'être parvenus à cloisonner nos entreprises à l'image des grands groupes métropolitains qui ont des structures totalement indépendantes.
JA. Pouvez-vous revenir en quelques mots sur l'historique de ce groupe méconnu en métropole ?
FC. Tout d'abord, nous avons representé Peugeot dès 1919, ce qui fait de nous le plus vieux concessionnaire de la marque au monde encore en activité sous le même contrat ! Ensuite, en 1995, nous avons repris la marque BMW pour la Réunion, alors en grande difficulté, à laquelle nous avons associé Daewoo, en phase d'implantation, en 1996. Nous avons d'ailleurs le contrat français n°001 chez ces derniers. Puis à l'arrivée de Mini dans le groupe BMW, nous avons signé. Nous sommes donc restés très longtemps avec ces 4 marques qui balayaient une offre large sur le marché et pesaient près de 25 %.
JA. Pourquoi déclencher subitement une vague d'investissements ?
FC. Les choses ont changé lorsque notre concurrent, qui représente Renault, a commencé à reprendre des concessionnaires, notamment les opérateurs du groupe Volkswagen, de Mercedes et de Mitsubishi, et augmenter sa part de marché. Il s'est ensuite lancé dans Hyundai et SsangYong. Passant de 21 à 30 % de pénétration locale. Ce qui nous a interpellés et qui nous a poussé l'an dernier à passer la vitesse supérieure.