Journal de l'Automobile. L'une des forces de Cap Nord Automobiles est ce trio que vous représentez. Dans quelle mesure cela favorise-t-il vos résultats ?
Serge Ruiz. D'abord, j'aimerais remercier le Journal de l'Automobile d'animer cette manifestation autour de la distribution. C'est remarquable. C'est une vraie source de motivation et de satisfaction pour nos équipes. Je rappelle qu'il y a deux ans, nous avions déjà été finalistes, mais nous n'avions pas gagné. Nous avions été très déçus. Nous sommes donc d'autant plus ravis d'être honorés aujourd'hui. Nous sommes extrêmement satisfaits car chacun de nous a apporté sa pierre à l'édifice. C'est pour ça que nous sommes ici en effectif renforcé. Nous ne voulions pas mettre en avant une personne plutôt qu'une autre. Et surtout pas moi. Après, sur le trident que nous formons, chacun joue son rôle. Jean-Pascal Brochard est le directeur de Cap Nord Automobiles. Hubert Gérardin est lui, le directeur général adjoint du groupe Sipa. Il est, en quelque sorte, mon bras droit opérationnel sur l'ensemble du groupe. Quant à moi, je suis là en spectateur éclairé de la situation. Par cette connivence entre Hubert et moi d'une part sur la conduite des affaires, puis Jean-Pascal d'autre part, disons que les choses se passent au mieux.
JA. Quelle place donneriez-vous à Volvo Mérignac dans le groupe ?
Hubert Gérardin. Ce soir, on peut dire que c'est une figure de proue. Mais en réalité, il n'y a pas de hiérarchie dans le groupe Sipa. Nos clients viennent nous voir pour une marque, pas pour le groupe. Donc il est important que nous soyons bons dans chacune des marques que nous représentons. Nous sommes un groupe multimarque qui adopte une politique monomarque dans chacun de ses sites. C'est important.
JA. Le propre d'un groupe, c'est aussi de réaliser des économies sur certains postes. Dans le groupe Sipa, avez-vous établi des synergies entre les différentes structures ?
HG. Oui nous en avons. Dans la mobilité interne, notamment, pour promouvoir les gens qui aspirent à certaines évolutions de carrière et qui ont les compétences pour ça. Dans le recrutement également. J'ai une équipe rapprochée avec des spécialistes transverses, par métier, et aussi une personne qui s'occupe exclusivement du recrutement. Ensuite nous avons des contrats "groupe" avec des fournisseurs.
SR. Il n'y a pas tant de synergies qu'on peut l'imaginer. Les synergies deviennent significatives quand on a plusieurs affaires de la même marque et qu'on peut capitaliser sur ses relations avec le constructeur. Aujourd'hui, nous sommes surtout attentifs à ce que le groupe ne génère pas lui-même ses propres coûts. Nous essayons donc d'avoir une petite équipe très soudée à la tête du groupe. Ensuite, notre force de frappe, ce sont les directeurs de concessions, qui ont une assez grande autonomie aujourd'hui.