S'abonner
Distribution

BMW touche au but

Publié le 31 octobre 2008

■
Par David Paques
■
12 min de lecture
Alors que le renouvellement des contrats de distribution vient d'arriver à son terme, la représentation française de BMW n'en a pourtant pas fini avec un lifting débuté il y a près de deux...

En 2006, pour la dernière année de présidence de Didier Maitret, Bmw immatriculait 40 682 véhicules. A la fin de cette année, le réseau devrait en afficher 10 000 de mieux. En deux exercices, les ventes du constructeur allemand auront ainsi cru de 25 % dans l'Hexagone. Un changement de rythme. Un changement d'ère diront certains. Depuis le 1er janvier 2007 et l'entrée en fonction de Nicolas Wertans, tout a changé, ou presque. A commencer par le président donc, et le style de management qui va avec. "Une évolution nécessaire pour l'avenir de la marque", confiera un distributeur. Une telle remarque n'aurait sans doute pas eu lieu aux premiers jours de 2007, tant la méfiance était de mise. Les annonces du président et les premiers contacts du réseau avec leur nouvelle direction avaient suscité des interrogations, voire des réserves. Aujourd'hui, les relations du réseau avec le constructeur ont ainsi bien changé. Pourquoi ? Parce que les résultats semblent au rendez-vous. Mais pas seulement. L'évolution subie par le groupement des concessionnaires lui-même peut également l'expliquer. En janvier dernier, celui-ci a en effet changé de bureau directeur. Patrick Metz (Besançon) et Jacques Tiriau (Nantes) sont tous deux devenus présidents. Eric Gigault (Groupe Cloppenburg), Jacques Panel (Fontainebleau, Melun) et Gérald Iacopinelli (Bourges) intégrant quant à eux le bureau. "Avec l'ancienne équipe dirigeante, les choses avançaient lentement et les débats consistaient souvent à s'opposer à la direction. Aujourd'hui les rapports sont plus sains et ça donne envie d'avancer", témoigne Marc Bergeret, directeur de Grand Sud Auto. "On sent qu'il y a une volonté de leur part d'être un véritable vecteur d'alerte, mais également d'être constructif. Avec l'ancien groupement, nous étions arrivés à une certaine usure, indépendamment des qualités des personnes", confirme Patrice Ratton, directeur du développement réseau BMW. Si ces retouches au niveau de la représentation des concessionnaires ont indéniablement joué, plus largement, la "régénération" du réseau a fait son œuvre.

S'engager ou non dans le plan 2008 - 2013 du constructeur. Telle était en fait le choix sous-jacent proposé l'an dernier, à pareille époque, dans le courrier reçu par chaque distributeur français de la marque. Les contrats arrivaient à terme le 30 septembre dernier. Pourtant, les discussions à ce sujet avaient été entamées quelques mois plus tôt déjà, quand Nicolas Wertans avait fixé ses exigences en termes d'objectifs de ventes, de rentabilité et d'investissements à consentir. Des prérogatives amenant certains à se poser la question de poursuivre ou non avec la marque pour cinq nouvelles années. "Il n'y a pas vraiment eu de réorganisation du réseau. En réalité, il y a eu, depuis quelques années, un renouvellement de génération dont le rythme s'est accéléré ces derniers mois avec la perspective du renouvellement des contrats et des engagements liés", précise Patrice Ratton. Depuis le 1er janvier 2007, le réseau hexagonal a ainsi vécu 21 transactions, concernant 30 affaires. Ce qui en a considérablement bousculé le visage. Un "renouvellement accompagné",  tant le message de Bmw France était net. "Un réseau doit avoir les moyens d'anticiper les investissements futurs pour créer les conditions de la croissance", annonçait Nicolas Wertans, dans nos colonnes, trois mois à peine après son arrivée à la tête de la filiale française du constructeur. En clair : se mettre aux normes, ou laisser les places. "Dans 99 % des cas, cela a été une aubaine pour ceux à qui on a demandé de céder leurs affaires. Certains arrivaient à un cap", atteste à son tour Patrick Metz. Durant ces 20 derniers mois, ce sont près de 25 partenaires investisseurs qui ont ainsi quitté le réseau BMW. Parmi eux, des figures historiques, comme Jean-Pierre Huchet, Pierre Beurrier, Patrick Parizon ou encore Marc Perret. Les cessions les plus délicates continuant ces dernières semaines à avoir lieu. Ainsi, comme la vente de l'affaire de Montpellier de Pierre et Laurent Sultana au groupe Grim, le dossier marseillais a également été bouclé durant l'été. L'affaire de Richard Bergeret a été reprise par François Caillé, jusqu'ici distributeur de la marque dans les Dom Tom. Depuis, d'autres transactions ont encore eu lieu. Ainsi, note-t-on que depuis le 1er octobre, les affaires de Sarrebourg et de Forbach (57) ont elles aussi changé de mains. Pascal Staedler a en effet cédé ses affaires à François Hentz, déjà distributeur Bmw à Haguenau (67). En outre, Stéphane Bailly fera lui aussi prochainement son entrée dans le réseau de la marque à l'hélice puisqu'il vient de reprendre l'affaire de Thionville (57) à Didier Carles. Cette reprise sera effective le 1er janvier prochain.

Avec ou sans heurts, le renouvellement est donc aujourd'hui clos, enfin presque. La réorganisation devrait encore se poursuivre quelques mois. En effet, un grand pan de cette restructuration reste à finaliser : celui de la plaque parisienne.

Vous devez activer le javacript et la gestion des cookies pour bénéficier de toutes les fonctionnalités.
Partager :

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

cross-circle