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Constructeurs

Toyota dénonce le projet de subventions du Congrès américain sur les voitures électriques

Publié le 2 novembre 2021

Par Jean-Baptiste Kapela
2 min de lecture
Toyota juge discriminatoire le projet du Congrès américain d’apporter un crédit d’impôt de 4 500 dollars pour les véhicules électriques fabriqués sur le sol américain. Un projet condamné par les ambassadeurs de 24 pays, dont la France.
Toyota dénonce le projet de subventions du Congrès américain sur les voitures électriques.
Toyota dénonce le projet de subventions du Congrès américain sur les voitures électriques.

Si le slogan "America first" était l’apanage du mandat Trump, sous l’ère Biden, le Congrès américain semble jouer les prolongation. Les deux chambres envisagent "d'offrir une subvention supplémentaire de 4 500 dollars uniquement pour les véhicules électriques fabriqués par des travailleurs qui ont décidé de rejoindre un syndicat", déplore Toyota dans un communiqué. "Que dit-on au consommateur américain? Que s'il veut acheter un véhicule électrique qui n'est pas fabriqué par Ford, General Motors ou Chrysler, il devra payer 4 500 dollars de plus", déplore le constructeur japonais.

 

A lire aussi : Toyota va bâtir une usine de batteries aux Etats-Unis

 

La Maison Blanche et le Congrès ont trouvé la semaine dernière le cadre d'un accord pour les gigantesques investissements voulus par Joe Biden. Ce texte, encore discuté au Congrès, prévoit un crédit d'impôt maximal de 12 500 dollars pour les véhicules électriques. Cette somme inclut l'actuelle déduction qui peut aller jusqu'à 7 500 dollars à laquelle s'ajoute un crédit d'impôt de 4 500 dollars si le véhicule est fabriqué par des ouvriers syndiqués aux États-Unis ainsi que 500 dollars si la batterie est également de fabrication américaine.

 

Un texte contesté à l’international

 

Les ambassadeurs aux États-Unis de 24 pays, parmi lesquels la France, l'Allemagne, le Mexique, le Canada ou encore le Japon, avaient envoyé samedi un courrier aux élus du Congrès. Selon eux, "ce type de pratique (...) discrimine les constructeurs automobiles étrangers et nuit aux accords de commerce international".

 

Le Mexique et le Canada ont notamment précisé que cette mesure n'est pas conforme à l'accord Etats-Unis-Mexique-Canada (USMCA), qui avait remplacé l'Aléna (accord de libre-échange nord-américain) en janvier 2020. Cette subvention "réduirait le choix des consommateurs sur le marché, à deux véhicules seulement éligibles au crédit (d'impôt) total, sur plus de 50 véhicules actuellement disponibles", soulignent ces ambassadeurs.

 

Cela exclurait ainsi les constructeurs qui ne fabriquent pas leurs voitures aux États-Unis, mais aussi Tesla. "Cela semble contre-productif pour atteindre nos objectifs communs d'émissions de carbone", ajoutent-ils. Le puissant syndicat automobile américain, l'UAW (United Auto Workers), majoritairement représenté chez General Motors, Ford et Chrysler, avait au contraire, dans un communiqué, salué ce projet de loi.

 

"Pour que la transition vers les véhicules électriques fonctionne pour nos communautés, nous avons besoin de politiques qui favorisent la fabrication aux États-Unis et de bons emplois syndiqués", avait-il souligné dans un communiqué. (avec AFP)

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