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Constructeurs

Pierre Guignot, Subaru France : "Nous visons 35 points de vente d'ici la fin de l'année"

Publié le 15 juin 2026

Par Christophe Jaussaud
4 min de lecture
Avec l'arrivée des Solterra, e-Outback et Uncharted dans les showrooms, Subaru veut se refaire une place sur le marché français. Cela marque aussi le début d'une offensive électrique qui pourrait conduire la marque nippone jusqu'à 2 500 immatriculations par an.
Pierre Guignot Subaru
Pierre Guignot, directeur général des activités import du groupe Emil Frey France et président de Subaru France. ©Emil Frey France

JA. : Avec le lancement de trois nouveaux modèles électriques, est-ce que l'on peut parler d'un retour aux affaires en France ?

 

P.G. : Effectivement on peut parler d'un retour aux affaires en France où nous avons souffert depuis la mise en place du malus CO2. Ailleurs en Europe, et notamment en Suisse et en Allemagne, Subaru est restée bien présente. Ce retour en France se fait avec des modèles 100 % électriques mais sans oublier l'héritage de la marque.

 

De plus, il est aussi assez intense avec trois produits qui arrivent quasiment en même temps : Solterra, Uncharted et e-Outback. Cela marque le début d'un plan à plus long terme qui s'appuie sur le lancement de huit nouveaux modèles électriques d'ici 2028.

 

 

JA. : Reste-t-il encore beaucoup de Subaru sur les routes de France ?

 

P.G. : Nous comptons environ 20 000 Subaru qui roulent encore en France, dont la moyenne d'âge est de 18 ans. Nous sommes souvent proches des youngtimers, notamment avec les Impreza. Mais les possesseurs de Forester ou d'Outback sont aussi ravis de retrouver aujourd'hui une proposition électrique et quatre roues motrices. D'autant qu'ils sont restés fidèles à notre après-vente.

 

 

JA. : Ainsi armée, quelle est la place de Subaru sur le marché français ?

 

P.G. : Subaru a toujours eu une gestion contingentée de ses volumes et cela ne changera pas. La marque, qui compte une usine au Japon et une aux États-Unis, veut maîtriser ses productions notamment pour maintenir un niveau de qualité très élevé. Les modèles électriques destinés à l'Europe sont tous produits au Japon.

 

Dans ce contexte, à terme, nous souhaitons écouler entre 1 500 et 2 500 Subaru en France. Bien sûr si nous avons l'opportunité d'en faire plus, nous le ferons.

 

Trois modèles électriques Subaru, les Solterra, Uncharted et e-Outback, arrivent presque en même temps sur le marché français. ©Subaru France

 

JA. : Votre réseau est-il prêt pour ce nouveau départ ?

 

P.G. : Nous comptons aujourd'hui 25 points de vente et 51 si l'on ajoute ceux dédiés à l'après-vente. D'ici la fin de l'année, nous visons 35 points de vente et nous avons déjà de nombreuses candidatures. Avec ce nombre, nous couvrirons le territoire d'une manière cohérente. Nous avons conservé certains de nos distributeurs historiques et nous accueillons de nouveaux investisseurs.

 

 

JA. : Pour densifier ce réseau, vous appuyez-vous sur les autres réseaux du groupe Emil Frey France ?

 

P.G. : Il n'y a rien de systématique entre les parties import et retail du groupe Emil Frey France. Nous leur présentons notre projet de la même manière qu'à des investisseurs extérieurs. Ainsi, pour l'heure, trois sites Subaru, à Lille, Nantes et Poitiers, font partie d'Autosphere, la partie retail de notre groupe. C'est la même logique avec Mitsubishi où nous comptons cinq points de vente dans ce cas.

 

 

JA. : Pour vos nouveaux modèles, vous proposez une LOA sans apport sur 10 ans. Pouvez-vous nous expliquer ce financement ?

 

P.G. : C'est un produit BNP Paribas qui correspond parfaitement à la marque Subaru. Pour trois raisons. Premièrement, cette offre casse les codes, sans valeur résiduelle, et amène une transparence totale pour le client ainsi que de la tranquillité. Naturellement, c'est une LOA et le client n'est pas obligé de garder sa voiture 10 ans.

 

La deuxième raison est que cette offre colle parfaitement à la philosophie de la marque sur la durabilité avec une garantie qui peut aller jusqu'à 10 ans. Le troisième argument tient à l'usage des véhicules électriques. De nombreuses études ont démontré que les bénéfices environnementaux d'un véhicule électrique sont bien plus importants au fil des années d'usage.

 

Nous assumons le fait de garder longtemps son véhicule. Je conçois que notre proposition peut surprendre dans un monde dominé par des contrats de location de 36 mois mais compte tenu de nos volumes nous pouvons proposer une telle offre.

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