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Constructeurs

La norme Euro 7 ne passe toujours pas

Publié le 31 janvier 2023

Par Christophe Jaussaud
2 min de lecture
L'ACEA, par la voix de son nouveau président Luca de Meo, a indiqué que la future norme Euro 7 serait synonyme d'un surcoût de 2 000 euros par véhicule. En cas d'application du texte actuel, les conséquences pourraient être nombreuses, jusqu'à la fermeture d'usines.
En l'état, la future norme Euro 7 pourrait amener à renchérir chaque véhicule de 2 000 euros. ©Bosch

Le nouveau président de l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA), Luca de Meo, a mené une charge, mardi 31 janvier 2023, contre la norme Euro 7. Les constructeurs, déjà secoués par la révolution électrique, veulent une norme a minima pour ces motorisations thermiques amenées à disparaître en 2035.

 

Une norme actée selon le plan de la Commission renchérirait les voitures de 2 000 euros en moyenne pour les acheteurs, et pourrait réduire le marché européen, déjà mal en point, d'encore 7 à 10 %, selon Luca de Meo. "Les gens garderont leur voiture plus longtemps et achèteront des voitures d'occasion au lieu de voitures neuves", a décrit le président de l'ACEA. Selon le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton, ce surcoût serait seulement de "100 à 150 euros par véhicule".

 

A lire aussi : L'impossible équation de la norme Euro 7

 

L'industrie automobile pourrait enregistrer un bien meilleur rapport coût/bénéfices en "réorientant l'énorme investissement demandé par la norme Euro 7 vers une accélération de l'électrification, des voitures électriques moins chères, ou des carburants moins polluants", selon le président de l'ACEA. "Les délais sont trop courts, les conditions sont trop larges : chez Renault, elles pourraient conduire à la fermeture de quatre usines à court terme", a indiqué Luca de Meo.

 

L'ACEA a en revanche apporté son soutien au "pacte vert" européen pour l'industrie, vu comme une "réponse à l'IRA", le plan de subventions massives des États-Unis à leur industrie. Le texte sur les matières premières critiques (des terres rares au lithium) est également très attendu par l'industrie.

 

La norme Euro 7, toujours en discussion et applicable à partir de 2025, réduirait de 35 % les émissions d'oxydes d'azote (NOx) des voitures particulières et des utilitaires légers par rapport à la norme précédente Euro 6, selon la Commission. De plus, Bruxelles propose de rendre les tests d'émissions des véhicules plus conformes aux conditions réelles de conduite et de fixer des limites à l'émission de particules provoquée par l'usure des freins et des pneus. (avec AFP)

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