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Constructeurs

La marge opérationnelle de BMW déraille

Publié le 17 juin 2026

Par Damien Chalon
2 min de lecture
La rentabilité de BMW devrait fortement se dégrader en 2026. Le constructeur allemand n'attend plus qu'une marge opérationnelle comprise entre 1 et 3 %, contre 4 à 6 % auparavant, sous l'effet du ralentissement chinois, des tensions géopolitiques et d'un environnement économique plus incertain.
bmw résultats 2026
BMW annonce une baisse "significative" de son bénéfice avant impôts. ©BMW

BMW a annoncé revoir à la baisse ses objectifs pour 2026, en raison du conflit au Moyen-Orient et des difficultés sur le marché chinois, et a laissé entendre qu'il pourrait bientôt instaurer un plan d'économies.

 

Selon un communiqué, le groupe basé à Munich (Allemagne) prévoit désormais une diminution "significative" de son bénéfice avant impôts, contre une baisse modérée auparavant, ainsi qu'un "léger" recul des livraisons contre une stagnation plus tôt dans l'année.

 

Marge opérationnelle en chute

 

Sa marge opérationnelle devrait s'établir à un niveau très faible de 1 à 3 %, et non dans une fourchette de 4 à 6 % comme indiqué précédemment. La dégradation du marché automobile chinois s'est encore accélérée au deuxième trimestre, notamment pour les segments non électriques, note le constructeur.

 

 

De plus, les prix de l'énergie demeurent élevés, dans le sillon de la guerre en Iran, et la confiance des consommateurs dans le monde est en berne. Ces deux effets pèseront "significativement" sur les résultats au deuxième trimestre, prévient le groupe.

 

Par ailleurs, BMW va "intensifier et accélérer ses initiatives de réduction des coûts" via des mesures de restructuration, qui ne sont néanmoins pas détaillées. Celles-ci entraîneront un "impact ponctuel négatif" au deuxième semestre et auront des effets sur les prochaines années, prévient le constructeur.

 

L'industrie allemande en difficulté

 

Le spécialiste de véhicules haut de gamme a vu son bénéfice net chuter de 23,1 % au premier trimestre sur un an, à 1,7 milliard d'euros, notamment en raison des droits de douane américains.

 

En mai 2026, le patron de BMW Oliver Zipse notait une conséquence positive du conflit au Moyen-Orient sur l'activité : la hausse de la demande de véhicules électriques en Europe en réponse à la flambée des prix du carburant.

 

Mais cela ne soulage pas pour autant l'industrie automobile allemande, pilier de la première économie européenne, qui est prise en tenaille entre la rude compétition chinoise et les droits de douane américains. (avec AFP)

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