La canicule pourrait perturber l'usine Stellantis de Mulhouse

En cette semaine d'alerte rouge canicule en France, les conditions de travail se sont dégradées pour de nombreux métiers.
Ainsi, la CGT de l'usine Stellantis de Mulhouse demande à stopper le travail à 11H20 au lieu de 13H06 pour les équipes du matin et à 18H20 au lieu de 20H32 pour ceux de l'après-midi.
Mais les salariés souhaitant débrayer à d'autres horaires, ou sur une journée complète, sont libres de le faire, a précisé à l'AFP le délégué syndical Salah Keltoumi.
Selon la direction de Stellantis, un seul salarié a débrayé mardi matin, "sur 1 700 personnes qui travaillaient en horaire du matin".
Cet appel à débrayer, "des salariés nous l'avaient demandé, ils nous avaient dit que les pauses chaleur que nous donne la direction c'est pas assez, en fin de journée on est complètement morts", a souligné Salah Keltoumi.
Dans l'usine située à Sausheim (Haut-Rhin), qui emploie près de 4 500 personnes, "les températures dans certains ateliers frôlent les 38, 40°C", a dénoncé Salah Keltoumi. "Vous êtes là à monter des pièces, mais avec des gens qui arrivent déjà épuisés parce qu'ils n'arrivent pas à dormir normalement la veille".
La CGT, qui n'a pas été rejointe par les autres syndicats de l'usine dans cet appel à la grève, réclame un ralentissement des cadences, des pauses plus fréquentes ou des investissements dans des équipements protégeant de la chaleur.
Une "procédure chaleur" est prévue à Mulhouse
Les salariés ont actuellement le droit à une pause le matin, deux l'après-midi et une la nuit, ont indiqué à l'AFP des syndicalistes de l'usine, et à une bouteille d'eau chaque jour.
Selon la direction, une "procédure chaleur" est prévue à Mulhouse comme dans l'ensemble des sites du groupe Stellantis. Elle prévoit, en fonction des températures, des "pauses supplémentaires", la distribution de bouteilles d'eau, ainsi que "l'aménagement des horaires le cas échéant quand celui-ci est possible".
"Nos sites disposent d'espaces climatisés pour les pauses, mais hélas comme dans la plupart des industries en France, il n'est pas possible écologiquement ou économiquement de climatiser l'ensemble des ateliers, vu leur taille. Par contre, nous surveillons toute innovation qui permettrait de palier des hausses de températures de plus en plus fréquentes en raison des modifications du climat", a ajouté un porte-parole du groupe.
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