Hyundai prépare la relance avec une gamme renouvelée

L'année 2026 aura été une année de transition pour Hyundai en France. Sur le premier semestre, la marque a en effet reculé de 11,8 %, ce qui représente 18 496 immatriculations. Sa part de marché a été de 2,2 %, en baisse de 0,3 point. "Je souhaite relativiser cette contraction, a souligné Vincent Despres, nommé à la présidence de Hyundai France depuis février dernier. En 2025, à la même époque, nous avions immatriculé un certain nombre de véhicules auprès des sociétés de location courte durée (LCD) pour des raisons d'homologation. Si l'on prend les chiffres hors LCD, notre part de marché est de 2,4 %, en recul de «seulement» 0,1 point."
Surtout, le constructeur met en avant le mix de ses canaux. 53 % de ses immatriculations sont réalisées auprès des particuliers alors que la moyenne nationale est à 46 %. La filiale française enregistre également une belle progression sur le canal des flottes avec une part de marché de 25 %, au même niveau que le marché, alors que sa pénétration n'était que de 19 % l'année dernière.
Progression sur le BtoB
"Nous gagnons des parts de marché sur ce canal, insiste Vincent Despres. Alors que le marché recule de 5,2 %, nous progressions de 15,8 % et nous gagnons deux places dans les classements des marques". Hyundai se positionne en effet à la 13e place, entre Mercedes et Cupra, ce qui représente une part de marché de 2,2 %.
Autre sujet de satisfecit chez le sud-coréen : l'électrique. Portées par le Kona électrique (3 603 immatriculations) et par l'Inster (2 923), modèle lancé il y a seulement un an et qui se positionne déjà à la quatrième place du portfolio du constructeur, les immatriculations ont doublé pour atteindre 6 792 unités. "Nous couvrons désormais 2,8 % du marché de l'électrique, se félicite Vincent Despres. Cette énergie est un pilier pour Hyundai. Elle couvre 37 % de nos volumes, soit neuf points de plus que la moyenne nationale."
La Ioniq 3 en renfort
Malgré ces résultats, la marque reste dans le rouge. Elle compte donc s'appuyer également sur le renouvellement de sa gamme. À la rentrée, Hyundai lancera la Ioniq 3, une compacte électrique qui manquait à son portefeuille. "Produite en Turquie, nous espérons qu'elle bénéficiera de l'écoscore", explique le dirigeant. Plus anecdotique en termes de volume, la marque proposera aussi une version électrique de son van Staria, plébiscité par les sociétés de taxis et de VTC.
"Outre la Ioniq 3, le grand rendez-vous de la fin d'année sera le Mondial de Paris, souligne Vincent Despres. 2026 signera notre grand retour après deux éditions d'absence. À cette occasion, nous dévoilerons la nouvelle génération du Tucson, notre best-seller (qui couvre plus de 30 % des ventes de Hyundai, NDLR) et du Bayon, deux véhicules très importants dans la gamme. Ils seront commercialisés en 2027." Le salon sera également l'occasion de présenter Pleos, la nouvelle interface homme-machine du constructeur, qui se présente "comme la plus aboutie du monde automobile".
En parallèle, la marque a annoncé deux modèles dans le cadre du leasing social, un Inster 42 kWh à 139 euros/mois et un Kona EV 48 kWh à 189 euros/mois.
Autant d'annonces qui devraient rassurer le réseau. Celui-ci a en effet été malmené depuis quelque temps. En 2023, il enregistrait une rentabilité de 2 % pour descendre à 0,7 % en 2025. "Sur le premier semestre, dans un contexte baissier, la rentabilité est à l'équilibre, indique Vincent Despres. Outre la contraction des volumes VN, celle sur les VO a un impact non négligeable. Mais nous avons des leviers de progression, notamment sur l'après-vente. Nous disposons d'un parc de 400 000 véhicules et nous voyons les entrées en ateliers progresser de 10 %."
Sur le même sujet
Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.
