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Métiers des services automobiles : une bonne orientation pour 92 % des jeunes en formation

Publié le 22 juin 2026

Par La Rédaction
4 min de lecture
L'ANFA a mené une enquête auprès de lycéens issus de onze établissements professionnels en formation dans les services automobiles pour évaluer leur satisfaction. Et le bilan s'avère plutôt concluant puisque plus de neuf jeunes sur dix témoignent de leur intérêt pour les métiers enseignés.
Formation jeunes
Les lycéens en formation dans les métiers de l'automobile sortent convaincus par l'apprentissage et manifestent leur envie de continuer. ©AdobeStock-Monkey Business

Les nouvelles graines du secteur automobile poussent. En effet, après une enquête de l’ANFA, institution spécialisée dans la formation aux métiers des services automobiles, conduite dans onze lycées professionnels partenaires, il apparaît que les jeunes sont passionnés par ce qu’ils font à 92 %. 82 % d’entre eux se disent même intéressés pour poursuivre dans le secteur automobile.

 

L’étude comporte quatre phases : janvier 2025, octobre 2025, 2026 et 2027. Nous en sommes donc à la moitié du processus. À chacune d’entre elles, des questionnaires sont distribués aux lycéens afin de comprendre leurs parcours scolaires, l’intérêt et la vision qu’ils portent aux formations qu’ils suivent ou à leurs projets futurs.

 

Quatre filières sont étudiées : la réparation mécanique des motos, des VP et des camions/VTR, ainsi que la carrosserie. La filière la plus représentée est celle des VP avec 60 % des élèves. À travers les différentes filières, des disparités existent. Bien qu’en moyenne 73 % des élèves possèdent le brevet dans les différentes formations, ce taux chute à 46 % en carrosserie. À l’inverse, dans le monde de la moto, l’obtention du brevet passe à 94 %. Cette filière attire des jeunes plus privilégiés et souvent passionnés par ce qu’ils font.

 

Forte volonté de poursuivre l'aventure

 

Plus généralement, lorsque le brevet est obtenu, 70 % des élèves ont une orientation conforme à leurs vœux et 20 % plutôt conforme, alors que dès que le brevet n’est pas détenu, les vœux sont conformes pour 56 % des jeunes et plutôt conformes pour 31 %. On comprend donc que lorsque le brevet n’est pas obtenu, c’est une orientation subie plus que souhaitée.

 

Malgré tout, au terme de la seconde année de CAP ou de Bac pro, la majorité des élèves souhaite poursuivre l'école ou se lancer directement dans le monde du travail. S'engager dans un contrat d'apprentissage est aussi une option crédible à leurs yeux. Ils sont plus rares les jeunes à vouloir bifurquer vers un autre métier ou une autre formation.

 

 

Bien qu’un quart des élèves soit très satisfait de sa situation et deux tiers satisfaits, 12 % des élèves ont une insatisfaction qui dure depuis la première année. Elle se nourrit de l’incertitude quant à leur orientation. Elle découle aussi de l’échec scolaire puisque plus d’un tiers des jeunes insatisfaits de leur situation actuelle n’a pas obtenu son brevet des collèges et près de 20 % d’entre eux viennent de 3e prépa-métiers. Beaucoup d'entre eux éprouvent un manque d’intérêt pour l’automobile dès le départ.

 

L'importance des MRA, le paradoxe des concessionnaires

 

De plus, bien qu’appréciée, la carrosserie a son lot de problématiques : 45 % des jeunes se sentent isolés. 98 % la trouvent bruyante (contre 82 % dans le reste des filières). Une part significative trouve ce métier dangereux pour leur santé (72 % contre 56 % dans les autres corps de métier). Enfin, 23 % ne se sentent pas faits pour le métier, ce qui est plus élevé que dans le reste des métiers des services automobiles.

 

Néanmoins, les établissements jouent bien leur rôle. Au-delà du fait que l’ambiance de classe et de travail est jugée bonne à plus de 80 %, il faut retenir que 85 % des jeunes interrogés se sentent "bien accompagnés". Ce qui conduit 98 % des élèves à estimer que l’enseignement est bien assimilé.

 

 

À la lecture des chiffres, les MRA détiennent une part importante des jeunes en formation pendant les périodes en milieu professionnel (PFMP). En effet, ils constituent 50 % des entreprises accueillant des lycéens, au point d'être majoritaires dans toutes les filières, hormis celle de la carrosserie où les indépendants jouent un rôle prépondérant auprès des stagiaires. Les agents et concessions, qui concentrent pourtant 51 % de l'emploi dans le secteur, ne totalisent que 14 % des PFMP.

 

Au quotidien, les jeunes s’entendent très bien avec leur maître de stage (87 % du panel) et avec leurs collègues (85 %). Pour 82 % des lycéens, leur stage se passe bien et dans 76 % des cas, les PFMP aident à confirmer qu'ils se sentent faits pour le secteur. Bien que certains restent encore indécis quant à leur avenir, la plupart des jeunes démontrent un réel intérêt pour le monde du travail. Les entreprises ont donc tout intérêt à miser sur ces recrues pour l’avenir.

 

Par Keziah Jeanne

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