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La faillite de GTE-Automotive entraîne Durisotti dans sa chute

Publié le 4 juin 2026

Par Damien Chalon
2 min de lecture
Le tribunal de commerce d’Arras (62) a prononcé la liquidation judiciaire de Durisotti et de plusieurs sociétés du groupe GTE-Automotive. Cette décision entraîne plus de 350 suppressions d’emplois, tandis que les salariés espèrent relancer l’activité sous forme de Scop.
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Durisotti emploie 161 salariés. ©Durisotti

Le carrossier Durisotti et plusieurs autres entreprises qui composaient l'essentiel du groupe GTE-Automotive ont été placés en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce d'Arras (62), entraînant au total plus de 350 licenciements, selon des élus du personnel.

 

Une centaine de salariés, principalement de Durisotti, se sont rassemblés mercredi 3 juin 2026 en tenue d'enterrement devant le tribunal de commerce, plusieurs arborant aussi des croix en carton.

 

Renaissance sous forme de Scop ?

 

"L'objectif est de dénoncer la responsabilité de l'employeur" dans cette débâcle, a expliqué Jean-Noël Potez, délégué syndical CGT et représentant au CSE de Durisotti, qui employait encore 161 salariés, dont une grande majorité à Sallaumines (Pas-de-Calais).

 

Les salariés de cette société spécialisée dans la conversion de véhicules utilitaires légers pour divers secteurs (forces de l'ordre, pompiers, services postaux…) espèrent la faire prochainement renaître sous la forme d'une société coopérative et participative (Scop).

 

 

"Un nouveau projet industriel solide sera soutenu et accompagné par la Région Hauts-de-France", a assuré sur Facebook le président de la région Xavier Bertrand (LR).

 

La chute de GTE-Automotive, propriétaire de Durisotti depuis 2024, a été particulièrement brutale. Au printemps 2025, le groupe s'affichait encore très confiant, promettant des investissements conséquents et la création de nombreux emplois en cinq ans.

 

"Identifier les responsables de ce scandale"

 

Le CSE de Durisotti a initié une action en justice pour tenter de comprendre ce qui s'est passé et "identifier les responsables de ce scandale", a déclaré l'avocat des salariés, Fiodor Rilov.

 

Marie Desprez, directrice de GTE-Automotive, a été accueillie par des insultes et des jets de pétards lors de son arrivée à l'audience le 3 juin 2026. Les salariés l'accusent d'avoir provoqué le naufrage de Durisotti.

 

GTE-Automotive blâme lui les pouvoirs publics, qui n'auraient fourni "aucun accompagnement décisif" pour aider l'entreprise à remonter la pente ces dernières années, selon un long document du groupe transmis fin avril à l'AFP. (avec AFP)

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