Le Salon de l'automobile électrique séduit toujours plus malgré une tournée resserrée

"Incroyable". C'est en ces termes que Yann Azran, directeur général de Make a Move, qualifie la septième édition du Salon de l'automobile électrique. L'organisateur de l'événement tire un bilan très positif du rendez-vous itinérant qui permet aux concessionnaires de rencontrer un public d'acheteurs de voitures électriques neuves.
Pour le salon, la fin de la partie a été sifflée à Paris, dimanche 28 juin 2026. Une tournée nationale qui aura compté les villes de Nice (24 mai), Angers (31 mai), Toulouse (7 juin) et la capitale donc. "Malgré un dispositif ramené à quatre villes contre six villes les années précédentes, nous avons enregistré plus de visites", synthétise Yann Azran.
En effet, selon les villes, le visitorat a doublé voire triplé, rapporte l'organisateur. Au titre de l'édition 2026, le Salon de l'automobile électrique a attiré quelque 15 000 personnes, dont 4 600 visiteurs à Paris, contre un total de 10 000 entrées l'année dernière sur l'ensemble de la tournée.
L'édition 2026 du salon a profité de l'engouement des Français pour les voitures électriques. "En 2020, nous accueillions des passionnés de technologies. Cette année, nous avons reçu des familles et des jeunes retraités, dont les projets d'achat de voitures électriques portaient sur des délais de trois à six mois", dépeint l'organisateur.
Une base de données à exploiter
Les marques aussi ont joué le jeu. Entre les constructeurs qui s'engageaient en direct et les concessionnaires qui se sont fait les relais des offres catalogues, près d'une vingtaine de gammes étaient représentées. Et Yann Azran de se souvenir qu'en 2020, le Salon de l'automobile électrique se montait avec moins de dix modèles de VE, tandis qu'en 2026, une soixantaine de véhicules composaient le parc.
"Tout au long de la tournée, plusieurs concessionnaires nous ont rapporté avoir eu des contacts concrets. Ils ont pris des rendez-vous mais surtout des commandes", dit Yann Azran. Ce qui résulte d'un travail de qualification en amont.
Les autorisations d'essai ont été accordées à des cibles bien définies : des prospects âgés d'au moins 50 ans, des propriétaires de véhicules ou des titulaires de contrats de LOA/LLD. "20 à 40 % des créneaux d'essai restaient néanmoins ouverts pour les visiteurs spontanés qui présentaient un intérêt pour les concessionnaires", précise-t-il.
Des semaines de travail ont abouti à une base de données d'acheteurs que d'ailleurs Make a Move n'envisage pas d'exploiter. Ce dont on peut se surprendre compte tenu de la valeur de cette mine d'informations à une époque où les consommateurs sont à la recherche d'expériences, notamment pour comprendre le fonctionnement des voitures électriques.
Pour l'heure, seuls les marques et les distributeurs peuvent encore concevoir des stratégies de réutilisation de ce qui leur a été livré.
Quoi qu'il en soit, la huitième édition engendre déjà les premières réflexions. Le principe de tenir finalement en quatre dates devrait être maintenu pour des raisons logistiques.
Toutefois, Yann Azran aimerait choisir l'une des villes pour y tenir salon pendant trois jours – du vendredi au dimanche – en comprenant alors une partie d'exposition en intérieur. Paris et Nice tiennent la corde. Et pour mémoire, la cité azuréenne n'héberge pas encore de salon automobile officiel.
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