Bornes : une autre association alerte sur l’opacité tarifaire de la recharge

Les associations sur le dos des opérateurs. Quelques semaines après le communiqué de Que Choisir Ensemble (ex-UFC-Que Choisir), qui pointait du doigt une "jungle tarifaire", c’est au tour de l’association CLCV de monter au créneau. L’association de consommateurs dénonce une "loterie des tarifs" sur les bornes de recharge et des prix "à la fois opaques et très variables".
Pour en arriver à cette conclusion, la CLCV s’est basée sur une enquête portant sur plus de 200 000 points de recharge. Pour rappel, Que Choisir Ensemble avait étudié les prix pratiqués sur 121 points de recharge entre le 1er et le 21 avril 2026.
"À la différence des carburants, dont les prix sont affichés de manière homogène et directement comparables, la recharge électrique reste marquée par un déficit de transparence et de lisibilité", souligne la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) dans un communiqué.
Une multitude de modes de facturation
La multiplicité des modes de facturation (prix au kWh, à la minute, forfait par session, frais de connexion, de stationnement ou d'itinérance) "rend la comparaison difficile et empêche souvent le consommateur de connaître à l'avance le coût réel de sa recharge", ajoute l'association.
Ainsi, dans les Hauts-de-Seine et les Alpes-Maritimes, les écarts entre les tarifs minimum et maximum observés atteignent 255 % pour un même réseau.
Jusqu'à 190 % d'écart de prix sont aussi observés selon que l'automobiliste recharge son véhicule en accès direct (0,36 euro/kWh), sans abonnement, ou avec un opérateur de mobilité, via une carte ou une application mobile (1,033 euro/kWh).
Simplifier la structure tarifaire
"Les résultats accablants de cette étude montrent que le marché de la recharge des véhicules électriques est insuffisamment régulé par les pouvoirs publics. Une reprise en main s'impose", selon le président de la CLCV, Éric Adachowski, cité dans le communiqué.
L'association appelle à "une simplification des structures tarifaires" et à "la généralisation du prix au kWh comme référence principale", avec un suivi national des prix "pour permettre aux usagers de comprendre et de maîtriser le coût de leur recharge".
Les immatriculations de voitures électriques ont bondi de 81 % en France en mai 2026 par rapport à un an plus tôt, à 37 412 unités, portant leur part de marché à un niveau record de 29 %, contre 16 % un an plus tôt. (Avec AFP)
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