A quelques jours de l'ouverture à Paris de la 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21, 30 novembre-11 décembre 2015), il était de bon ton de voir la filière gazière faire parler d'elle. A l'ombre des très médiatiques énergies électriques et GPL, le GNV et le bioGNV (carburant issu de déchets organiques) constituent deux solutions alternatives crédibles, énergiquement parlant, étant bien plus propres que les carburants pétroliers traditionnels.
En France, aussi crédibles soient-ils, ces derniers demeurent pourtant quasiment inexistants. Si 10% des bus et des bennes à ordures roulent déjà au GNV/bioGNV, selon l'AFGNV, la part des VP pourvus en la matière s'avère famélique. La faute principalement à une offre des plus courtes, Fiat étant l'un des rares constructeurs généralistes à s'y être engagé avec six VP et trois VU en catalogue, en faisant le leader du genre en Europe.
Pour corriger le tir, Biogaz Vallée et l'AFGNV ont décidé de s'associer pour faire connaitre ce carburant. A partir du 16 novembre, deux sites Internet dédiés – transitiongnv.com et transitionbiognv.com – seront mis en ligne parallèlement à la publication de films sensibilisant les acteurs économiques, institutionnels et le grand public sur cette question alors que les réseaux sociaux seront investis par la filière.