De la présence en Asie
Jacques Aschenbroich s’est félicité de l’équilibre des marchés dans la composition du chiffre d’affaires de Valeo. Le groupe participe davantage au marché asiatique tout en conservant sa croissance en Europe : “50 % des véhicules sont fabriqués en Asie et nous avons 25 % de notre chiffre d’affaires qui est réalisé sur cette région, cela nous laisse de la marge !”
De la croissance en Europe
Aujourd’hui, la croissance est modérée, voire nulle, en Europe. Nous observons donc une légère décrue en production et cela devrait continuer à reculer encore un peu, mais sans commune mesure avec cette année. En termes de commercialisation, nous continuons à nous développer sur ce continent. Nous avions dit que le marché mondial progresserait de 5 à 6 % malgré une décroissance en Europe, et nous sommes en ligne avec ces prévisions.
Du coût du travail en France
Si la situation continue comme cela en France, nous aurons de plus en plus de mal à produire dans ce pays. La main-d’œuvre entre pour beaucoup dans notre chiffre d’affaires et quand l’Allemagne a augmenté le temps de travail, nous l’avons réduit. La baisse des charges sociales serait un moyen de récupérer de la compétitivité. La rentabilité en France n’est pas satisfaisante et, pourtant, nous continuons d’investir beaucoup dans ce pays. Si je considère la période 2000 à 2012, Valeo a perdu entre 10 et 15 % en compétitivité. Nous devons la retrouver pour lutter contre la concurrence. Car il faut savoir que la productivité est la même partout, puisque nous utilisons les mêmes méthodes dans nos sites de production où qu’ils soient. Arrêtons de dire aussi que les Français sont plus productifs et que l’on peut, par ce fait, vendre plus cher. Ce n’est pas vrai, nous ne sommes ni meilleurs ni moins bons que les autres.