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Distribution

Un été meurtrier

Publié le 9 septembre 2013

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Par Tanguy Merrien
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4 min de lecture
La période estivale s’est révélée bien mouvementée dans la plupart des réseaux de distribution, où certains groupes ont dû passer la main à d’autres opérateurs tirant profit d’une conjoncture difficile. Retour sur un été en pente pas si douce que cela…
Longtemps considéré comme distributeur monomarque avec Peugeot, le groupe Mary entre désormais dans le multimarquisme avec le rachat des sites Opel et Chevrolet du groupe Langlois à Rennes.

Il ne fallait guère s’attendre à un miracle quant à l’issue du premier semestre de cette année. Après un marché 2012 à 1,89 million d’unités, en recul de 13,9 %, les sept premiers mois de l’exercice 2013 ont de nouveau régressé de 9,4 %, à 1,301 million d’unités. Si le second semestre est en général meilleur que le premier, l’année en cours sera à placer, quoi qu’il en soit, aux oubliettes. Lors de notre traditionnel dossier sur le bilan des réseaux (JA n° 1180), nous soulignions l’extrême difficulté dans laquelle se trouvaient les distributeurs. En effet, au terme de l’exercice précédent, la rentabilité moyenne de l’ensemble des réseaux de distribution s’établissait à 0,62 %. S’il est encore un peu tôt pour connaître cette moyenne à l’issue du premier semestre, nul besoin d’être grand devin pour imaginer, au regard de la fragilité extrême des affaires, un chiffre encore en deçà. Une fragilité mise en exergue cet été par les nombreux mouvements relevés.

Le groupe Mary multimarque

Après avoir cédé le fonds de commerce Suzuki au groupe Legrand en juin dernier, Marc et Thierry Langlois ont finalement vendu l’ensemble de leurs affaires Opel et Chevrolet situées à Rennes et Cesson-Sévigné (35) au groupe Mary, lequel, jusque-là monomarque Peugeot (6 200 VN et 9 sites en Normandie), fait son entrée en Bretagne sur deux sites totalisant près de 1 200 VN. “Aujourd’hui, il faut un certain volume pour survivre ou savoir se développer, mais pour cela il faut des finances, ce que nous ne possédions pas. Nous avons alors préféré passer la main. Les gros investissements réalisés il y a quatre ans n’ont jamais été amortis”, confie ainsi Marc Langlois, qui devrait rester avec son frère agent Opel pour le site de Cesson-Sévigné. Selon François Mary, “ce rachat s’inscrit dans une certaine logique dans la mesure où, sur mon territoire, il n’y avait plus de développement possible avec Peugeot. Il était intéressant d’investir dans la marque Opel qui, malgré ses résultats actuels, possède de bons produits, de gros contrats et ne peut que progresser, sans parler des rapprochements entre GM et Peugeot en amont”.

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