JOURNAL DE L’AUTOMOBILE. Les performances 2010 de la Diac ont-elles répondu à vos attentes ?
PHILIPPE BUROS. Oui, car nous avons réussi à réaliser un très bon équilibre entre le volume et les marges. Avec l’amélioration du marché des refinancements, nous avions choisi d’accompagner le constructeur plutôt que de privilégier nos marges et cela a parfaitement fonctionné. Nous nous y sommes retrouvés au niveau des volumes sans “massacrer” nos marges. Mieux. Nous avons enregistré une croissance linéaire ou quasi linéaire pour l’ensemble des marques du groupe, même si, bien évidemment, nous aurions préféré afficher un taux de pénétration VN plus important chez Nissan (N.D.L.R. : 23,3 %, contre 25,8 % pour Dacia et 34,6 % pour Renault). Ceci étant dit, il y a aussi eu quelques bonnes surprises l’an dernier. Ainsi, nous ne nous attendions pas à enregistrer une telle hausse de production VO en 2010. Mais cela ne doit rien au hasard. En effet, courant 2009, nous avions revu nos tarifs VO à la baisse afin de les aligner sur ceux du VN. Ils sont désormais identiques, alors qu’auparavant ils étaient supérieurs d’au moins un point.
JA. Et qu’est-ce qui explique vos hausses de production tant en volume qu’en valeur en financement VN + VO ?
PB. Si le montant moyen financé a continué de baisser sur l’ensemble du territoire, le marché s’est plutôt très bien tenu et il y a eu de bonnes performances à la fois chez Renault, Dacia et Nissan. Il convient en outre de rappeler que nous n’avons pas lancé plus d’opérations promotionnelles que par le passé, ce qui n’a pas forcément été le cas de certaines captives sur la fin 2010. Notre coût du risque s’est par ailleurs amélioré passant de 0,66 % sur 2009 à 0,41 % sur 2010. Ces dernières années, il a toujours été de l’ordre de 0,6 %, 0,7 % ou 0,8 %.
JA. Avez-vous cherché à mettre en exergue certaines techniques de financement en 2010 ?
PB. Tous les produits fidélisants type New Deal. Toutes ces offres ont connu un “petit coup de froid” au moment de la crise avec la dégradation du marché VO et la chute des VR. Ces produits sont redevenus intéressants car le marché de l’occasion ne s’est pas aussi bien porté depuis déjà un certain temps. Seulement voilà. Relancer des offres fidélisantes après plusieurs mois de crainte nécessite de remobiliser les troupes et de relancer de la formation. Mais nous sommes sur la bonne voie. Si nous n’avons pas encore retrouvé nos volumes d’avant crise, nos offres de Location avec Promesse de Vente ou LPV ont tout de même enregistré une croissance de 15,7 % en volume et de 14 % en valeur sur 2010 (N.D.L.R. : 26 256 dossiers totalisant 414 millions d’euros). Et il en a été de même au niveau du Crédit-Bail VN sur le VU. Avec 14 685 dossiers enregistrés l’an dernier, notre volumétrie a progressé ici de 36,3 %.