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Distribution

Petites annonces : l'offre européenne dégringole

Publié le 18 février 2026

Par Gredy Raffin
5 min de lecture
En février 2026, le nombre de véhicules d'occasion visibles sur les sites des principaux infomédiaires européens est repassé sous la barre des 3,8 millions d'unités, selon les données de la plateforme Le Parking.
annonces européennes février 2026
Jamais depuis mai 2024, le volume d'annonces de véhicules d'occasion n'avait été aussi bas à l'international. ©Le Journal de l'Automobile

Les internautes qui cherchent à acheter un véhicule d'occasion ont nettement moins de choix en Europe. Selon les données collectées par la plateforme Le Parking, sur un périmètre comprenant la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la Belgique, il y avait un peu plus de 3 777 800 offres visibles sur les sites des infomédiaires en février 2026, soit 1,5 % de moins que le mois précédent.

 

En comparaison avec l'an passé, ce total s'avère en repli de 4,6 %. Mais il faut surtout constater que le cumul d'annonces publiées par des professionnels et des particuliers descend alors à son plus bas niveau depuis mai 2024.

 

 

Il faut dire que le nombre de voitures d'occasion dans ces cinq pays, estimé à 3,557 millions d'offres, a encore perdu 1,5 % sur un mois et 4,3 % sur un an. Là encore, il faut remonter à mai 2024 pour trouver un score plus faible. En parallèle, les véhicules utilitaires d'occasion ont diminué de 2 % entre janvier et février, et de 8,8 % par rapport à l'année dernière, à 220 460 unités.

 

Les wagons de tête que sont l'Allemagne et la France ont joué dans cette raréfaction de l'offre disponible en ligne. Les infomédiaires comptabilisent 1 434 850 annonces outre-Rhin (-2,2 % sur un mois) et 961 800 annonces dans l'Hexagone (-1,6 %), en février. Avec un total recensé de près de 675 800 annonces, l'Italie est le seul des cinq pays à proposer plus de véhicules que le mois précédent (+0,5 %).

 

À l'heure où les distributeurs se manifestent contre la flambée du prix de publication des annonces, la question peut se poser d'une corrélation entre cette fonte des chiffres et une stratégie de "stock masqué". Certaines enseignes sont effectivement de plus en plus tentées de limiter leur consommation de services de publication pour préserver leur trésorerie et leur marge commerciale.

 

 

Près de 100 000 voitures électriques d'occasion en Allemagne

 

Moins d'offres certes, mais une transition technologique qui se poursuit très doucement. Dans son rapport d'étude mensuelle, Le Parking estime à moins de 1,549 million d'exemplaires de véhicules d'occasion à moteur essence (-2,7 % sur un mois) et à moins de 1,37 million celui des exemplaires à moteur diesel (-1,3 %). À l'inverse, les cinq pays cumulent 396 000 véhicules hybrides (+0,5 %) et 195 600 véhicules électriques (+4,5 %).

 

 

La France est le seul pays à s'aligner parfaitement avec ces grandes tendances. À noter cependant que les offres diesel y ont diminué de 3 % (à 352 000 unités), tandis que les segments hybrides (120 600 unités) et les électriques (52 500 unités) gonflaient chacun de 4,1 %. Les voitures électriques font un bond mensuel de 7,3 % en Allemagne, à 97 200 annonces.

 

 

Des prix moyens d'une grande stabilité

 

Quelle influence sur la courbe de prix ? La moyenne oscille à peine. Dans ces cinq pays, les revendeurs professionnels affichent 27 518 euros de moyenne, soit -0,2 % par rapport à janvier. En face, les particuliers positionnent leurs véhicules à 14 260 euros (+0,2 %). Tous canaux confondus, un véhicule d'occasion se négocie en moyenne sur la base d'un tarif de 20 600 euros, soit le même montant qu'en janvier.

 

Le Parking élargit ce pan de l'analyse à deux autres pays, les Pays-Bas et le Portugal. En ajoutant ce périmètre, les chiffres sont lissés par rapport au mois précédent. Les prix moyens ne varient que d'une dizaine d'euros dans tous les cas. Aussi bien chez les professionnels (27 214 euros) que chez les particuliers (13 674 euros), qu'au global (20 444 euros).

 

 

Bien que très légères, les hausses enregistrées en Allemagne (+0,5 %, à 23 023 euros de moyenne) et au Portugal (+0,4 %, à 18 750 euros) sont les seules constatées au cours de la période. La France (-0,3 %, à 18 095 euros) et les Pays-Bas (-1,4 %, à 19 913 euros) venant contrebalancer ces mouvements.

 

 

Les professionnels ralentissent la rotation

 

La durée de vie des annonces s'allonge. Dans l'Europe des cinq premiers pays, elle passe de 47 à 51 jours. La moyenne sur la zone intégrant les Pays-Bas et le Portugal grimpe de 49 à 52 jours. Dans le premier cas, il faut remonter à novembre 2024 (51 jours) pour trouver un rythme si dégradé. Dans le second, il faut retourner deux ans en arrière quand, en février 2024, la statistique était donnée à 55 jours.

 

 

Le fait est qu'il y a un franc ralentissement dans les points de vente. Cela se constate notamment en Allemagne où les annonces restent en moyenne 59 jours (+6 jours), en Italie où elles vivent 60 jours (+10 jours) et en Espagne où elles se renouvellent tous les 64 jours (+9 jours). La France, elle, n'a perdu que trois jours de performance (à 59 jours). La preuve d'une certaine proactivité des distributeurs pour sortir de l'ornière.

 

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