Comme nous le soulignions récemment (JA n° 1201), les concessionnaires se sont vus attaquer au cœur de leur métier : la vente de véhicules neufs. Avec un marché automobile 2013 passé en deçà de la barre des 1,8 million d’unités et un marché 2014 encore incertain bien qu’il redresse la tête (+ 2,9 % au premier trimestre), nombreuses sont les marques et leurs directions de développement réseaux à se dire que leurs capillarités respectives ne sont peut-être plus adaptées au marché hexagonal. En outre, la rentabilité moyenne des réseaux en France a encore baissé pour finir l’exercice 2013 à 0,55 %. Pas étonnant, donc, de voir le nombre d’investisseurs régresser (2 810 fin 2013) au fil des années, tout comme le nombre de points de vente (6 459 fin 2013).
Un autre stade
Néanmoins, rien n’est inéluctable. Depuis des années, certaines marques ont en effet mis leurs développements en pause quand d’autres sont passées à une nouvelle étape. Dans ce dernier cas, il convient de citer les exemples de certaines marques généralistes qui, comme Renault ou Volkswagen avec des réseaux primaires désormais bien stables, s’attellent à moderniser leurs réseaux secondaires. Ainsi Renault a fait “le ménage” auprès de ses agents pour ne garder que les meilleurs et les plus modernes d’entre eux, quand Volkswagen a procédé à une série de nominations de réparateurs agréés et autres agents services, de sorte à venir combler un peu plus son maillage territorial. Mais pour d’autres, le travail n’est pas encore fini. Nous relèverons néanmoins que, parmi les généralistes, seule Opel souhaite combler encore certains secteurs libres. Ceux-ci sont au nombre de cinq (Marseille, Châteauroux, Bourges, Lorient et Thionville) et pourraient être rapidement couverts au regard des opérateurs existant dans les alentours.