JOURNAL DE L’AUTOMOBILE. Avant de parler du groupe et de ses évolutions, pouvez-vous revenir sur votre parcours ?
ARNAUD DUFFORT. J’ai toujours baigné dans l’automobile puisque mon grand-père était un des tout premiers concessionnaires Renault, cela dès 1908. Une fois ma formation en école de commerce terminée, j’ai rejoint Renault, marque avec laquelle j’ai exercé tous les métiers et suivi toutes les formations existantes. Ce cursus m’a permis d’approfondir mes connaissances du secteur. A partir de 2002, j’ai aidé à remettre à flots les affaires d’un membre de ma famille qui avait encore un pied dans l’automobile et surtout dans le secteur industriel. Un an plus tard, suite à une rencontre avec des banquiers, je me suis positionné en tant qu’acquéreur et, après avoir réuni les fonds nécessaires et les partenaires, nous avons restructuré pendant trois ans les activités immobilières, industrielles et automobiles du groupe. La première acquisition se réalisera très peu de temps ensuite avec le rachat de Jaguar Land Rover à Port-Marly et au Chesnay. Pour résumer, je suis un pur produit de l’automobile, bien que le côté financier ait pris le dessus avec les années.
JA. Quel regard portez-vous sur la distribution automobile actuelle ?