S'abonner
Distribution

“Mon souhait est de me développer avec mes marques”

Publié le 4 juillet 2013

■
Par Benoît Landré
■
8 min de lecture
Le groupe dirigé par Alain Cassard est devenu un partenaire de choix pour le Groupe Volkswagen au cours des dix dernières années. Sur un secteur hautement concurrentiel, l’opérateur franc-comtois fait mieux que tirer son épingle du jeu, et nourrit toujours des velléités de croissance, en respectant une cohérence de marque et géographique.
Alain Cassard, président du groupe Cassard Automobiles.

Journal de l’Automobile. Qu’est-ce qui a motivé les dernières acquisitions réalisées en début d’année* ?
ALAIN CASSARD.
Nous avions déjà eu des discussions en 2007 sur un éventuel rachat de l’affaire de Chaumont, à une période où Jean Desrozes était vendeur. Les échanges avaient achoppé sur une histoire de prix. Nous étions toutefois restés en contact car nous avons des liens d’amitié anciens. Il y a eu ensuite de nouvelles discussions avec la concession de Dijon, du groupe ByMyCar, qui n’ont également pas abouti. Puis le constructeur m’a sollicité pour reprendre le contact avec Jean Desrozes et conclure cette affaire, qui représente un potentiel de 350 Volkswagen et 130 Audi.

JA. En moins de vingt ans, l’entreprise est passée de “simple garage” à un groupe de distribution du Top 100. Quelles ont été les grandes étapes de cette croissance ?
AC.
Nous étions agent Citroën en 1991, lorsque j’ai repris l’affaire de mon père. Nous avons prospéré très rapidement sous le panneau Citroën car nous avions une forte présence locale, mais aussi parce que nous dépendions de la succursale de Besançon, qui faisait son travail… comme une succursale. Nous sommes alors passés agent-revendeur, un statut qui nous a mis le pied à l’étrier sur le plan commercial. Notre progression a provoqué la cession de la succursale de Besançon, et nous avons dès lors envisagé sa reprise. Nous avons mené des discussions avec Citroën, qui ne se sont pas concrétisées. Parallèlement, j’étais en pourparlers avec le groupe Volkswagen, et nous avons repris Espace 3000 de Besançon en 2001.

Nous avions un certain savoir-faire, des bons résultats, tant sur le plan financier que sur la pénétration. Aussi, la prise d’un panneau représentait une suite logique, un aboutissement de notre expertise. Historiquement, nous aurions dû prospérer avec Citroën. Mais, avec le recul, je ne peux que me féliciter de notre parcours avec les marques du groupe Volkswagen, qui n’a pas été sans difficulté. Nous avons repris l’affaire de Belfort à la barre du tribunal, en 2007. Quand nous avons racheté Espace 3000, la concession était également en grande difficulté financière.

Vous devez activer le javacript et la gestion des cookies pour bénéficier de toutes les fonctionnalités.
Partager :

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

cross-circle