La rareté du produit d’occasion sur le marché, induit notamment par la politique restrictive des loueurs, aura causé une évolution létale des activités de Manheim, en 2010. Les 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, dégagés du reconditionnement de 77 000 véhicules et la vente de 10 500 VO, sont même “en très léger retrait par rapport à 2009”, concède Alexandre Sabet d’Acre, directeur général de la filiale française.
Peut-être un bien pour un mal, puisque cette épineuse conjoncture a forcé le spécialiste de la vente aux enchères à se restructurer. “Nous avons déployé une équipe de commerciaux sur le terrain, chargée de trouver de nouveaux partenaires fournisseurs de toute taille", rappelle Eric Trelet, le directeur marketing de Manheim. Ces collaborateurs couvrent le Nord, l’Ile-de-France, le Grand Ouest et Lyon, en attendant un renfort prochain sur le Grand Est.
A ce jour, Manheim s’approvisionne à près de 40 % chez les constructeurs et leurs réseaux de concessionnaires, à 30 % respectivement chez les loueurs de longue et de courte durée. Le faible solde est quant à lui réalisé avec des entreprises détentrices de flottes et ne disposant pas de structures de revente des véhicules.