Ces marchés très fortement plombés par la conjoncture semblent donc aller mieux, Jean-Roch Piat relevant notamment une embellie du cours des changes vers avril de cette année, en légère dégradation depuis août. Pour François Boudaud, directeur de la société A.I.M, spécialisée dans les enchères électroniques, et partenaire de VPOuest, "le retour des exportations s'est confirmé en juillet tant sur les enchères électroniques que les enchères physiques. Nous avons notamment assisté à un redémarrage des marchés roumains et hongrois du fait d'une conjoncture un peu plus favorable. Nous avons une activité soutenue avec la Serbie et les pays d'ex-Yougoslavie ; l'activité repart en Allemagne, mais la Pologne ne répond toujours pas. De manière générale, c'est mieux mais ce n'est pas non plus l'euphorie", juge le dirigeant qui a fondé sa société en Hongrie en 2006.
"Les loueurs ont eu un peu tendance à délaisser ces marchés en pensant qu'il ne s'agissait que d'une bulle d'air alors qu'ils disposent, pour la plupart, d'un pouvoir d'achat important. Certains pays sont en fort développement et la réouverture récente des crédits en Pologne, en Serbie ou en République Tchèque est plutôt rassurante", note Jean-Roch Piat.
Actuellement, la demande de ces pays se porte sur des VO de 2 ans qui affichent plus de 120 000 km. Et contrairement à certaines idées reçues, les pays de l'Est manifestent une certaine exigence dans leur recherche de produits. "La demande n'a pas vraiment évolué, ils reviennent avec les mêmes besoins : une Passat 4 portes en berline les intéresse fortement mais pas le break. Ils n'ont pas toujours ce genre de produits donc ils sont demandeurs. Ils veulent toujours le dernier produit, la dernière Corsa, la dernière Laguna. Pendant deux, trois mois, ils vont se focaliser sur un certain type de véhicules et ensuite la demande va changer. C'est cyclique", ajoute François Boudaud. Certains marchands des pays de l'Est viennent pour revendre à des professionnels et d'autres sont plutôt positionnés sur le créneau des particuliers. "Actuellement, ils sont en recherche de produits bien entretenus et bien équipés, avec des motorisations assez puissantes qui affichent environ 180 000 km. Ils sont aussi très ouverts aux marques allemandes. Globalement, les véhicules qu'ils recherchent correspondent aux offres des loueurs longue durée, souligne Jean-Roch Piat. Nous voyons aussi certains pays comme la Roumanie, la Serbie ou une région comme l'Est de la Pologne qui ont un pouvoir d'achat moindre et qui s'intéresser à des produits à bas prix", ajoute-
t-il.