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Constructeurs

L'arrivée de la Polestar 5 célèbre la première année de la marque sur le marché français

Publié le 16 juin 2026

Par Christophe Bourgeois
5 min de lecture
Un an après son lancement officiel en France, Polestar accélère le développement de son réseau. La marque suédoise, exclusivement distribuée par des investisseurs Volvo, vise jusqu’à 30 points de vente d'ici début 2027, contre 16 aujourd’hui. Une montée en puissance qui accompagnera l’arrivée de la Polestar 5 et des futurs modèles.
Polestar 5
La Polestar 5 est présentée comme le vaisseau amiral de la marque suédoise. ©Le Journal Automobile

Lancée en France en juin 2025, six ans après la plupart des marchés limitrophes (Allemagne, Benelux, Suisse, Royaume-Uni), Polestar s'apprête à sortir son quatrième modèle : la Polestar 5.

 

Concurrente directe de la Porsche Taycan, la Polestar 5 repose sur une plateforme dédiée pour ce modèle et s'appuie sur une architecture 800 V, une première pour la marque, et qui sera déclinée sur le reste de la gamme.

 

Elle est disponible en deux versions, 748 ch et 812 Nm, en mode propulsion et 871 ch et 1 015 Nm en transmission intégrale, les deux déclinaisons étant alimentées par une batterie de 112 kWh.

 

L'autonomie est respectivement de 678 et 558 km. Polestar promet une capacité de recharge de 350 kW, ce qui permet de passer de 10 à 80 % en moins de 20 minutes. Sa gamme commence à partir de 120 000 euros et grimpe jusqu'à 150 000 euros.

 

 

À l'occasion de ce lancement, Stéphane Le Guevel, à la tête de la marque pour la France, l'Espagne et le Portugal, a fait le point sur les ambitions de la marque. En préambule, il annonce qu'il souhaite que la France intègre, à terme, le top 5 des marchés pour la marque suédoise, ce qui représenterait environ 7 000 véhicules à l'année. "Un an après le lancement, nous nous appuyons sur un réseau de 16 points de vente, un réseau qui, d'ici le début de l'année prochaine, atteindra les 25 à 30 points de vente", présente le dirigeant.

 

 

Aujourd'hui, la marque est représentée uniquement par des investisseurs Volvo. Il s'agit des groupes Lempereur dans le Nord, Vulcain dans la région lyonnaise, Pautric en Savoie, Saint-Christophe Automobiles en Lorraine, Car Lovers à Rennes (35), Sipa à Toulouse (31), Maurin à Marseille (13) et les trois acteurs franciliens Bidault, ABVV et Priod. "D'autres investisseurs suivront", promet Stéphane Le Guevel.

 

Contrat d'agent

 

Par rapport à une marque premium plus implantée, les investissements demandés sont moindres. "En fonction du potentiel commercial, nous avons trois types de showroom, que nous appelons Space, mais le point de vente optimal est celui entre 200 et 300 m², ce qui permet d'accueillir entre 3 et 5 véhicules", poursuit-il.

 

 

Alors que tous les constructeurs, excepté le groupe BMW, font machine arrière sur le contrat d'agent, Polestar persiste. "Nous nous sommes lancés en 2020 en ventes directes, rappelle le dirigeant. Nous nous sommes rendu compte que ce modèle était un peu trop extrême et que les clients avaient besoin de toucher, d'essayer les véhicules. Mais pour qu'ils puissent bénéficier de la même qualité de service, de prestations et d'offres commerciales, quel que soit l'endroit où ils se rendent, nous avons retenu le contrat d'agent." Sur chaque vente, les distributeurs perçoivent une commission de 6 %.

 

Une rentabilité qui s'appuiera aussi sur le VO et l'après-vente

 

Dans ce contexte, Polestar promet une rentabilité assez rapide, d'autant plus que la marque assure à son réseau d'autres sources de profitabilité, contrairement aux nouveaux entrants. "Grâce à six ans de présence en Europe, le réseau français dispose déjà d'un parc d'occasion important, ce qui permet aux clients de rentrer dans la marque à des tarifs plus accessibles", précise Stéphane Le Guevel.

 

Et de citer en exemple une Polestar 2 à moins de 30 000 euros pour un véhicule à 40 000 km. "Ensuite, en après-vente, les processus, les outils informatiques, etc., sont identiques à ceux de Volvo, ce qui permet au réseau de bénéficier de modèles supplémentaires à moindre coût."

 

Stéphane Le Guevel, président de Polestar France, Espagne et Portugal. ©Le Journal Automobile

En 2025, Polestar a immatriculé 210 véhicules et 334 depuis début 2026. La concurrence est donc très rude, d'autant plus que de nouveaux entrants comme Genesis ou Denza, sans oublier une autre marque du groupe Geely, Zeekr, veulent aussi leur part du gâteau. "Parmi notre clientèle, nous avons un tiers de clients du premium allemand, BMW, Audi et Mercedes, dans cet ordre", indique Stéphane Le Guevel. Ensuite, 25 % de nos clients sont des anciens détenteurs de Tesla, convaincus depuis des années par le véhicule électrique. Enfin, 20 % viennent de chez Volvo, un pourcentage lié à la proximité du réseau et qui tend à se réduire."

 

 

D'ici 2028, Polestar compte s'appuyer sur trois nouveaux produits. Une nouvelle silhouette de la Polestar 4 est attendue à l'automne, tandis que deux autre modèles suivront, dont le Polestar 7. Ce SUV du segment C est fortement attendu par le réseau car il sera non seulement au cœur du marché, mais aussi produit en Europe. Il sera en effet probablement assemblé dans la future usine de Volvo en Slovaquie, ce qui lui permettra de bénéficier d'une fiscalité plus favorable que le reste de la gamme.

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