Distribution de camions, de véhicules utilitaires, de voitures particulières, loueur de véhicules spécifiques, le groupe Huillier est un touche à tout. Une diversité historique qui tient en partie aux caractéristiques géographiques des Alpes du Sud, rurales et escarpées. “Les départements des Hautes-Alpes et des Alpes de Haute-Provence ne représentent à eux deux que 280 000 habitants. Les déplacements y sont longs et difficiles. Dès lors, nous avons logiquement opté pour des structures répondant à plusieurs activités”, explique Fabrice Magnat qui dirige l’entité DAGA depuis 2006. D’abord autocariste et transporteur, l’entité familiale s’est lancée dans la distribution en 1971 en reprenant sa première affaire de poids lourd Mercedes-Benz, en 1971, à Saint-Égrève (38). C’est ainsi que la première entité juridique Dauphiné PL est née. La petite et jolie ville de Sisteron, située sur un carrefour stratégique, a très vite séduit la famille Huillier qui a décidé de créer en 1979 l’entité DAGA, dédiée également à la vente de voitures particulières. La troisième entité juridique, SVI 73, est née en 1983 suite au rachat des sites de Chambéry/Albertville au transporteur Bourgin-Montreuil. Après de longues années de consolidation, le groupe a entamé une deuxième phase de développement en 1999 en ouvrant une agence à Gap sous l’entité DAGA. En 2001 et 2002, il a fait son entrée dans le département de Savoie en fondant une quatrième entité, SVI74.
Les concessions mixtes
Un total de neuf établissements compose aujourd’hui le maillage du groupe Huillier dans les Alpes. Un partenariat solide unit de fait le groupe haut-alpin au constructeur allemand Mercedes-Benz. “Nous avons déjà été approchés par d’autres marques mais nous sommes des gens fidèles”, annonce Fabrice Magnat. Ce développement, de Thonon-les-Bains à Manosque, de la Haute-Savoie aux Alpes de Haute-Provence, permet au groupe d’afficher une pénétration de plus de 50 % en poids lourds Mercedes-Benz sur la région. Une performance de taille alimentée par une proximité et une réactivé soutenues auprès des collectivités et des sociétés du secteur du BTP qui représentent 95 % des marchés du groupe. “La distribution automobile a changé. Pendant longtemps, avec notre seul site de Sisteron, nous parvenions à couvrir une zone relativement vaste. Mais aujourd’hui, nous devons être toujours plus proches des acheteurs. Nous avons donc dû accroître le nombre de garages afin de renforcer notre proximité territoriale et répondre aux amplitudes horaires de nos clients”, observe Fabrice Magnat. L’entité DAGA s’est adaptée à l’environnement local en s’appuyant sur des concessions “mixtes” avec des vendeurs multicartes. “La problématique est de répondre aux exigences du constructeur sans sur-investir”, soulève le dirigeant. Un positionnement qui tranche à l’heure où la distribution automobile se veut toujours plus ciblée et spécialisée. “Même s’il ne peut pas être ultra-performant et incollable dans tous les domaines, un vendeur se doit de savoir vendre des voitures, des utilitaires ou des voitures d’occasion. Quand un vendeur fait 100 km pour rendre visite à un client pour proposer notre offre de VUL, nous n’allons pas envoyer un autre vendeur avec le catalogue VP”, défend Fabrice Magnat. Les ventes de poids lourd se font neuf fois sur dix en direct chez le client.