Dans la crise et les difficultés actuelles, il n’est pas forcément facile d’être distributeur indépendant. Mais certains y arrivent encore, et plutôt bien. C’est le cas de Stéphane Ravoux, dirigeant d’Automobiles RVO, distributeur Suzuki-Mazda à Clermont-Ferrand (63). S’il ne cache pas sa “passion pour la voiture et tous ses métiers”, l’homme, au départ confiseur-chocolatier, ne devait en principe pas devenir concessionnaire. “Mon environnement, très orienté automobile, et l’observation de mon père, spécialiste VO, m’ont convaincu de prendre le même chemin”, explique-t-il. L’entreprise, créée en 1992 et d’abord spécialisée dans le véhicule d’occasion, va prendre son envol en 1995 avec la prise du panneau Suzuki. Dès lors, le nouveau distributeur va, aux côtés de son père, se consacrer corps et âme à développer la marque, dont il deviendra concessionnaire exclusif. “Nos résultats ont été très rapidement encourageants, si bien qu’en 2005, nous réalisions notre meilleure année avec 400 VN livrés”, commente le concessionnaire.
1,90 % de pénétration locale
Quatre ans plus tard, alors qu’il dispose encore de place au sein des 2 000 m2 couverts de la concession, Stéphane Ravoux choisit d’entrer dans le réseau Mazda pour compléter son activité Suzuki. Une première diversification qui devrait rester sans suite : “il demeure difficile d’envisager de nouvelles marques et, sincèrement, je préfère aujourd’hui rester fidèle à ces deux panneaux et penser à les développer”, coupe d’emblée le distributeur. En effet, aux groupes Bony (Renault/Dacia/Nissan), PGA (Peugeot/Volkswagen), Rinaudo (Opel) ou Delage (Porsche/Hyundai/Mitsubishi), Stéphane Ravoux préfère l’indépendance et la proximité de la clientèle. Un choix qui lui donne raison. Si les résultats avec la marque Mazda laissent à désirer (135 VN en 2010, 82 en 2011 et 72 en 2012), “conformes à la moyenne nationale”, les performances avec Suzuki peuvent laisser rêveurs bien des confrères. En effet, après un exercice 2010 au cours duquel 333 VN furent livrés, les ventes, à l’instar du marché, ont logiquement baissé à 280 VN en 2012, mais permettent cependant d’atteindre une pénétration locale de 1,90 %, soit deux fois la moyenne nationale ! Prudent, Stéphane Ravoux vise les 240 VN cette année, mais capitalise sur une clientèle fidèle. “La proximité, être à l’écoute et rendre des services constituent aussi la base de notre métier”, affirme-t-il.