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Distribution

Groupes de distribution : après la course à la taille, le défi de la rentabilité

Publié le 21 juillet 2026

Par Catherine Leroy
3 min de lecture
Chaque année, Le Journal de l'Automobile vous propose en juillet un numéro dédié aux 100 premiers groupes de distribution en France. Si la taille est devenue la meilleure réponse aux crises successives, aujourd'hui le niveau de rentabilité inquiète. À quoi sert de gagner des parts de marché si la création de valeur disparaît ?
Groupes de distribution perte de rentabilité
La rentabilité moyenne dégagée par les 100 premiers groupes en 2025 s'est limitée à 0,08 %. ©Renault

Édito

 

Depuis une quinzaine d’années, la distribution automobile française s’est profondément transformée. Les groupes ont grandi, multiplié les acquisitions, diversifié leurs activités, adopté le multimarquisme et développé de nouveaux métiers. La taille est devenue la meilleure réponse aux crises successives.

 

Les chiffres de notre classement 2025 semblent confirmer cette stratégie. Les 100 premiers groupes représentent désormais près de 80 % des immatriculations françaises.

 

Ils résistent mieux que le marché et continuent de concentrer l’activité. Mais un autre chiffre mérite davantage l’attention : 0,08 %.

 

C’est la rentabilité moyenne dégagée par les groupes en 2025. Un niveau qui interpelle. Car à quoi sert de gagner des parts de marché si la création de valeur disparaît ?

 

 

Depuis cinq ans, les distributeurs ont surtout appris à absorber les chocs : pénuries, inflation, électrification, évolution des contrats, pression réglementaire, hausse des coûts financiers…

 

Cette capacité d’adaptation est remarquable. Mais elle atteint aujourd’hui ses limites. Le prochain défi ne sera probablement plus de grandir. Il sera de retrouver de la rentabilité.

 

Cela passera nécessairement par une remise à plat de la structure des coûts. Les standards imposés par les constructeurs, les organisations internes, les fonctions de support, les outils numériques ou encore les coûts de financement devront être passés au crible.

 

Dans un marché durablement inférieur à celui des années 2010, les organisations conçues pour vendre davantage ne sont plus forcément adaptées.

 

Cette réflexion conduit également à s’interroger sur certaines stratégies qui semblaient jusqu’ici aller de soi. Le multimarquisme a constitué un formidable levier de croissance externe et de mutualisation.

 

Mais il atteint parfois un niveau de complexité qui pose question. Chaque nouvelle marque apporte aussi ses exigences, ses process, ses investissements, ses standards et ses équipes dédiées. La diversification reste un atout, à condition qu’elle continue de créer plus de valeur qu’elle ne génère de coûts.

 

Les années qui viennent opposeront sans doute moins les grands groupes aux petits que les organisations les plus agiles à celles qui seront restées trop lourdes.

 

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Retrouvez notre numéro spécial, avec tous les chiffres, sur les 100 premiers groupes de distribution en France.

 

Pour ceux qui ne seraient pas encore abonnés au Journal de l'Automobile, notre Top 100 est disponible dans notre boutique.

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