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Distribution

Emil Frey France et BCAuto Enchères révèlent la carte des futurs centres de reconditionnement

Publié le 29 septembre 2021

Par Gredy Raffin
4 min de lecture
Après un an d'exploitation de la marque CRVO, les groupes Emil Frey France et BCAuto Enchères ont annoncé préparer l'ouverture de quatre autres centres de reconditionnement des véhicules d'occasion d'ici 2024. Les emplacements prévisionnels ont été annoncés.
Olivier Fernandes, directeur général de BCAuto Enchères, et Hervé Miralles, président d'Emil Frey France.
Olivier Fernandes, directeur général de BCAuto Enchères, et Hervé Miralles, président d'Emil Frey France.

Il y a eu le temps de la familiarisation avec les outils. Vient désormais celui du passage à l'échelle. Mercredi 29 septembre, le groupe Emil Frey France et BCAuto Enchères, actionnaires à parts égales dans l'enseigne CRVO, les centres de reconditionnement des véhicules d'occasion, ont dévoilé les contours de leur stratégie de déploiement qui aboutira à l'établissement de quatre nouvelles usines sur le territoire national d'ici au printemps 2024.

 

Le premier d'entre eux ouvrira dès le mois d'avril prochain à Lens (62). Un choix dicté par la forte présence du groupe Emil Frey France dans la région, notamment avec des concessions Renault. S'en suivront un site sur l'axe Paris-Metz au printemps 2023, puis une ouverture autour de l'embouchure du Rhône à l'automne et enfin un centre de reconditionnement en région Rhône-Alpes, au printemps 2024. Cette logique d'implantation se fonde sur l'analyse de la concentration des concessions du plus important groupe de distribution. "Nous avons désormais une équipe dédiée de 15 personnes pour étudier les opportunités car il faut maintenant trouver les infrastructures", explique Hervé Miralles, le président d'Emil Frey France.

 

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Les CRVO réclament un réseau autoroutier à proximité et s'organisent dans des bâtiments à réhabiliter, entre autres conditions. D'une manière générale, Hervé Miralles estime qu'une enveloppe d'une vingtaine de millions d'euros sera nécessaire à chaque projet. 18 millions seront nécessaires à Lens, par exemple. Dans tous les cas, BCAuto Enchères s'impliquera financièrement. La place de marché pourra alors continuer d'alimenter les chaînes de traitement des véhicules avec ses propres flux, notamment ceux de ses propres clients distributeurs et ceux de CarTrade2B, sa nouvelle entité de rachat-cash pour l'approvisionnement des professionnels.

 

45 000 VO par an

 

A Lens, le recrutement débute tout juste. Une véritable course contre-la-montre s'engage pour disposer de 170 personnes dès le jour de l'ouverture et 280 à terme. La direction des ressources humaines commencera par le recrutement du personnel d'encadrement et procèdera ensuite à l'évaluation de candidats pour les chaînes de production. Pour mener à bien cette mission, la direction du CRVO va se tourner vers les acteurs sociaux locaux. Un enjeu de formation émerge. "Nous avons expliqué à des membres du gouvernement que les entreprises telles que la nôtre souhaiteraient disposer d'une plus grande liberté afin de pouvoir former les collaborateurs aux nouvelles technologies", rapporte Hervé Miralles.

 

Le centre de reconditionnement nordiste à proprement parler va s'étendre sur 18 500 m². Une surface divisée en deux grands ensembles. D'un côté, 9 800 m² se consacreront à l'activité principale de remise en état de 45 000 VO par an, une fois atteinte la vitesse de croisière. De l'autre, 8 000 m² serviront à la constitution de deux plateformes PR indépendantes respectivement pour Renault et Ford. "70 % des véhicules qui passeront au CRVO seront des Renault, il est donc cohérent de disposer d'un stock sur place qui alimentera le reconditionnement en plus des concessions environnantes", justifie le président d'Emil Frey France.

 

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Les points de vente du groupe situés dans les départements des Hauts-de-France et les Ardennes confieront leurs volumes à ce CRVO. Il servira également à traiter des véhicules importés ou en transit vers l'Europe de l'Est, laisse entendre Oliver Fernandes, directeur général de la filiale tricolore de BCA. Ce sera tout autant le cas avec le site à ouvrir entre Paris et Metz. En bout de course, les deux partenaires qui conservent 2L Logistics dans le rôle de transporteur espèrent reconditionner 150 000 véhicules par an, dont 50 % pour le compte de la place de marché européenne.

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