Inutile de revenir sur la rentabilité globale des réseaux de distribution automobile en France. Avec une moyenne de 0,46 %, la santé financière des opérateurs n’est guère reluisante. Résultat : beaucoup de concessions sont fragilisées, certains opérateurs courbent l’échine en attendant que la tempête passe et d’autres préfèrent céder leurs affaires, laissant des distributeurs mieux armés se renforcer et réorganiser le maillage territorial, au détriment, parfois, des constructeurs. Mais ne tombons pas dans le catastrophisme. Evidemment, si certaines marques, au premier rang desquelles celles du groupe Fiat, estiment que “leurs réseaux ne sont plus adaptés et devraient revoir leurs dispositifs”, en somme les réduire, d’autres doivent encore se développer et couvrir un territoire plus large afin de nourrir leurs ambitions. Il en existe même pour lesquelles l’heure est venue de développer un second réseau.
Volkswagen assure ses arrières
C’est notamment le cas de la marque Volkswagen. Guidée par son objectif de devenir numéro 1 mondial, la France est un passage obligé, où elle souhaite représenter 8 % du marché à moyen terme. Avec un réseau de distribution composé de 320 points de vente (primaires et annexes), la “Toile” de la marque allemande ne bougera plus ou prou. En revanche, c’est le réseau secondaire qui devrait voir sa taille évoluer. La marque nous fait savoir qu’elle aimerait voir la création de vingt agents et réparateurs agréés d’ici la fin de l’année. Des points secondaires dont le rôle serait de soutenir les ventes du réseau primaire et dont les créations ou nominations interviendraient essentiellement “dans les zones rurales et urbaines, là où la marque n’est pas encore présente”. Arnaud Barral, directeur de la marque, nous confiait que la volonté de Volkswagen “était d’ajouter 100 points de représentation à terme”.