JOURNAL DE L’AUTOMOBILE. Que vous inspirent les performances de CGI au 1er semestre ?
JEAN-JACQUES WEITER. Un sentiment de satisfaction ! En effet, sur la période, nous avons largement dépassé nos objectifs avec une production financière en hausse d’environ 10 %, inclus la LLD (N.D.L.R. : CGI table sur une hausse annuelle de 7,5 %). Nous y sommes parvenus grâce aux nouveaux partenaires distributeurs conquis l’an dernier, mais aussi aux 13 nouveaux groupes qui nous ont rejoints sur les six premiers mois de l’année et aux 13 autres entités qui se sont engagées à accroître leur production avec nous sur tout 2011. Nos résultats confirment donc notre stratégie, cette dernière consistant notamment à assurer un bon niveau de rémunération à l’ensemble de nos partenaires distributeurs et à déléguer au maximum les prises de décision sur le terrain, c’est-à-dire directement dans nos agences.
JA. Pourquoi avez-vous été plus performants en VN qu’en VO ?
J-JW. Pour l’essentiel, en raison de la reprise du marché du moyen-haut de gamme. Nous y sommes très bien positionnés, notamment depuis que Volvo France nous a choisis comme partenaire financier à la fin 2009 (N.D.L.R. : CGI a succédé à FCE Bank, lorsque Ford était en passe de céder le constructeur Volvo au chinois Geely). Nous n’avons en outre pas vraiment suivi le marché des véhicules d’occasion de plus de trois ans sur les six premiers mois de 2011. Nous avons enregistré ici un recul de production de 3,2 % alors que le marché a progressé de 5,3 %. CGI a, en revanche, fait beaucoup mieux que le marché au niveau des véhicules de moins d’un an. Sur un marché en hausse de 13 %, notre production a progressé de 18 %.
JA. Vos résultats auprès des seuls professionnels ont-ils aussi représenté un motif de satisfaction ?
J-JW. Ils ont été conformes à nos attentes et ont correspondu à peu de choses près à ce que nous avons toujours réalisé auprès de cette catégorie de clients. Des évolutions intéressantes se font toutefois sentir depuis plusieurs mois. Nous ne cessons d’enregistrer une baisse de notre niveau de risque notamment auprès des seuls professionnels. Résultat : notre niveau de risque global a retrouvé une certaine normalité depuis début 2011.