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Distribution

Chacun sa route

Publié le 27 avril 2012

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Par David Paques
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32 min de lecture
Après un exercice 2010 qui a vu l’intégralité des réseaux de marques revenir à des niveaux de profitabilité réjouissants, la distribution automobile a affiché des visages bien différents en 2011. Une année où toutes les marques n’ont pas été logées à la même enseigne.

Après deux années durant lesquelles constructeurs et distributeurs ont travaillé main dans la main à professionnaliser chaque activité afin de soigner la satisfaction client, puis multiplié et pérennisé les centres de profits, préparant alors le terrain à une sortie du système de prime à la casse tout en douceur, le marché automobile a sans surprise reculé l’an dernier. Les ventes hexagonales clôturant l’exercice en baisse de 2,11 %, à 2 204 229 VN. Inévitablement, la rentabilité moyenne des réseaux a pâti de ce repli d’activités, la chute se montrant plus rude pour certains que pour d’autres. Pour autant, le repli du résultat net médian n’a pas été aussi important que craint. L’an dernier, les distributeurs ont, en effet, dégagé une profitabilité moyenne de 1,21 %, contre 1,26 % un an plus tôt. Le résultat net moyen s’est ainsi établi à 188 578 euros. Au total, le résultat net global dégagé par la distribution automobile en France s’est porté à 4,57 millions d’euros. Une baisse mesurée qui cache deux évolutions bien distinctes. Celle des opérateurs de constructeurs généralistes, et celle des marques haut de gamme.

Un distributeur Premium (Porsche, Audi, Mercedes, BMW, Volvo) a réalisé un chiffre d’affaires moyen de 22,834 millions d’euros pour un résultat net de 452 100 euros. Soit une profitabilité de 1,98 % du CA. Pour les généralistes et les spécialistes, en revanche, cette rentabilité s’est établie à 0,94 % d’un chiffre d’affaires de 13,64 millions d’euros. Soit un résultat net de 128 200 euros environ, une performance 3,5 fois moins importante que leurs homologues des réseaux Premium. Et ce malgré les excellents résultats des investisseurs Volkswagen (1,5 %) ou Nissan (2 %). Notons par ailleurs que 85,6 % des concessionnaires ont dégagé un résultat net positif, soit une moyenne à peine inférieure de 0,7 point à 2010. Ce qui tend à confirmer que le déploiement général du Lean Management dans les réseaux par les professionnels de l’automobile s’est montré efficace.

Recul des sites, des contrats, des filiales, des investisseurs…

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