BtoB : VO-Link investit pour raccourcir les délais de livraison

Stéphane Mercier et Fabrice Teyssot vont pousser les murs… ou plus concrètement vont revoir le tracé de leur clôture. Les cofondateurs de VO-Link viennent de faire l'acquisition d'un nouveau terrain pour doubler leur capacité d'entreposage. Mitoyen du siège de la centrale d'achat lyonnaise de voitures d'occasion, il permet de porter à un hectare la superficie extérieure, à laquelle s'ajoute toujours un bâtiment de 3 000 m2.
"Dans les faits, par manque de place, nous stockions déjà officieusement nos voitures dans cet espace. Nous avons fini par convaincre le propriétaire de nous le céder", révèle Stéphane Mercier au Journal de l'Automobile. Tout sera formalisé dans quelques jours à peine, selon le codirigeant de l'entreprise focalisée sur l'activité de remarketing.
Dès lors, VO-Link pourra passer d'une centaine de voitures d'occasion à plus de 200 sur son site pour un total avoisinant un demi-millier d'offres en permanence. "Nous voulons proposer un stock physique disponible dans un court délai à nos clients", motive le cofondateur. Ce qui implique des recrutements.
Progressive montée en puissance sur le VE
Sur ce front, la société lyonnaise, qui a écoulé 2 650 voitures d'occasion en BtoB l'an passé, va renforcer son effectif. Du personnel pour le contrôle d'état des VO et pour le nettoyage arrivera prochainement. "En internalisant la préparation, nous allons améliorer notre qualité de service", explique celui dont la structure comprend déjà, par ailleurs, un bureau d'édition de cartes grises.
Le marché national des voitures électriques d'occasion va basculer dans deux ou trois ansStéphane Mercier, cofondateur de VO-Link
D'un point de vue marché, VO-Link se prépare à la montée en régime de voitures électriques. "Je crois qu'il faut compter un décalage de temps par rapport au VN. Les modèles qui arrivent en ce moment en concession ont des capacités bien plus adaptées aux attentes de consommateurs. Il y a donc fort à parier que le marché national des voitures électriques d'occasion va basculer dans deux ou trois ans", analyse Stéphane Mercier, très attentif aux signaux faibles.
D'ici là, l'export reste le canal privilégié pour les voitures électrifiées que VO-Link recommercialise sur le marché du remarketing. Depuis la fin de la pandémie, l'international fait office de relais de croissance. Stellantis, Volkswagen-Audi, BMW-Mini sont les marques les plus visibles dans le catalogue. La centrale d'achat réalise "quelques tests" avec des voitures d'occasion des gammes chinoises, MG Motor et BYD en tête. "Il y aura des opportunités", prédisent les dirigeants.
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