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Distribution

Bilan des réseaux

Publié le 16 avril 2014

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Par Tanguy Merrien
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12 min de lecture
Réseau par réseau
Beaucoup de réseaux sont entrés dans une phase de restructuration, afin de parer aux soubresauts du marché.

Renault a entamé sa mue

Le premier réseau de France en termes de points de vente a entamé sa mutation aussi bien au niveau primaire que secondaire. Dans le premier cas, la marque a demandé à ses opérateurs d’entrer dans une nouvelle ère en adoptant le concept du Renault Store. “Ces dernières années, la distribution automobile n’a que peu évolué quand le commerce digital, lui, ne cesse de progresser. Or, pour s’adapter, les concessions d’aujourd’hui se doivent d’être plus modernes, plus globales en termes d’approche, de prestations et de modernité”, nous expliquait récemment (JA n° 1197) Bernard Cambier, directeur commercial de la marque, lors de l’inauguration du 150e Store du réseau à Dreux (28) en début d’année. Une façon aussi pour Renault de “prouver la légitimité de nos réseaux”. Pas de grands bouleversements au sein des sites, mais plus une adaptation à la distribution automobile moderne : ainsi, un Renault Store se doit de répondre présent dans chacun des domaines où Internet n’offre aucune réponse et de faciliter la complémentarité entre le digital et le physique. Le nouvel environnement devient plus simple quand le secteur du VN n’occupe plus le showroom seul, mais qu’il y est désormais accompagné des activités occasion, et aussi et surtout de l’après-vente. “Dans cette nouvelle organisation physique, le client est replacé au cœur des préoccupations. Car celui-ci doit connaître une relation privilégiée avec son concessionnaire. En outre, le Renault Store n’est pas qu’un lieu de vente.” Convertir un site en Renault Store n’est pas exorbitant puisque l’investissement demandé est de l’ordre de 80 000 euros “rapidement amortis”, prévient la marque. On l’a dit, 150 sites sont aujourd’hui Renault Store et le reste devrait rapidement suivre, moyennant une aide du constructeur de 0,5 point de marge supplémentaire. Ainsi, les 715 points de vente que compte le réseau Renault devraient changer de visage tout au long des mois à venir. Il n’est pas le seul.

En effet, le réseau secondaire s’est vu évoluer tout au long de l’exercice 2013. Une érosion expliquée par Alain Lehmann, directeur du développement réseau, dans nos colonnes en début d’année : “Sur les 500 agents que nous avons perdus, 350 étaient des agents relais, un statut créé en 2002 et qui avait vocation à disparaître. Quant aux 150 autres, il s’agissait pour la plupart de personnes qui ne souhaitaient pas investir dans de nouveaux standards. Ceux qui ont en revanche investi nous ont permis aussi d’améliorer la qualité du réseau car il fallait en passer par là.” Notons au passage que le nombre de points après-vente est aussi passé de 5 071 en 2012 à 4 602 aujourd’hui. Des réformes et restructurations nécessaires, qui ont également permis au réseau Renault de renouer avec la rentabilité. Alors que celle-ci était négative en 2012 (- 0,57 %), elle a retrouvé des couleurs l’an passé pour atteindre 0,32 % en moyenne. Enfin, le réseau Renault s’est encore un plus concentré en 2013 (8,03 sites par investisseurs contre 7,88 en 2012) en raison des mouvements qui ont eu lieu en son sein. Ainsi, le groupe Gueudet faisait encore évoluer son offre avec le losange en avril dernier (20 882 VN Renault en 2013) en reprenant la concession de Dieppe (76) au groupe Redélé quand, de son côté, Laurence Warsemann reprenait à son frère Patrick le site de Blois (41), le groupe Ducreux l’affaire de Sens au groupe Tupinier (77), le groupe Aratto la concession de Bayonne (64) au groupe Boivin et, enfin, quand Bernard Guyot faisait main basse sur la filiale RRG à Dijon (21). Au total, ce sont 4 285 VN qui ont changé de mains en 2013.

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