"Le Terminal est un aspect fondamental de notre politique de croissance, tant pour la distribution que pour la marque". Georg Plasczymonka, responsable du développement architectural de la marque, annonce clairement la couleur. Ce nouveau concept de représentation doit être l'un des outils majeurs d'Audi dans sa croissance, de la même manière, du reste, que le concept Hangar, ou aile d'avion comme nous le nommions en France, l'a fait durant ces dix dernières années. Développé en 1995, le Hangar a été "le jalon architectural de notre exclusivité", estime Georg Plasczymonka. C'est d'ailleurs en France, à Angers, dans l'affaire de Jean-Louis Boucher et Laurence Gaté que, simultanément avec celui d'Ingolstadt, le premier d'entre eux avait été inauguré. Depuis ce lancement, en 1997, le constructeur a vu pousser 700 Hangar. Seulement voilà, d'ici 2015, Audi veut devenir le constructeur premium le plus performant et voir ses ventes passer de 1 million de véhicules cette année à 1,5 million.
Dans sept ans, Audi affichera en effet 40 modèles différents. "Impossible à représenter dans les structures actuelles", assure Georg Plasczymonka. Pour cela : aller chercher le client là où il est. "Nos clients habitent de plus en plus dans les grandes villes, là où il est bien souvent difficile de décliner le concept du Hangar", explique Georg Plasczymonka. "Il nous fallait donc autre chose. Un concept qui puisse aussi bien se développer au cœur des centres urbains, comme en périphérie, sur les grands axes ou en banlieue", poursuit-il. Cet "autre chose", c'est donc le Terminal. Un concept imaginé par le cabinet munichois Allmann Sattler Wappner Architekten, qui a remporté l'appel d'offres international lancé par le constructeur en 2005, devant un concurrent zurichois.
Une évolution, plus qu'une rupture, puisque le Terminal est censé reprendre certains éléments stylistiques du Hangar. "Cette courbe caractérisante, synonyme de dynamisme, et le thème de l'aluminium, en référence à la construction légère des véhicules de la marque", détaille le Professeur
Markus Allmann, l'un des architectes du Terminal. "Dynamisme, asymétrie et transparence sont les trois thèmes de cet ensemble", détaille Amandus Sattler, lui aussi architecte du projet. Un dernier élément qui explique pourquoi, seules les surfaces d'exposition sont vitrées. Pas les bureaux. Un parti pris qui favorise la vision des véhicules depuis l'extérieur et, à l'inverse, donne l'impression d'installer les modèles dans le contexte urbain. Un ensemble de grands espaces, sous six mètres de plafond, organisé à chaque fois, autour de deux courbes fuyant vers l'extérieur, de manière à donner une impression de mobilité. Un plancher de type asphalte, associé à un autre plus lumineux, conforte cette même idée. "Le choix du matériau est laissé à l'opérateur entre du carrelage, du sable quartz et cette pâte applicable qui ressemble à un revêtement routier", explique Georg Plasczymonka.