Marché de l'occasion : les jours fériés ont pesé dans le bilan de mai 2026

Le marché des voitures d'occasion a perdu du volume en mai 2026. Selon AAA Data, 409 141 transactions ont été comptabilisées durant la période, soit un recul de 4 %, en comparaison avec l'an passé. Il faut remonter à août 2025 pour trouver trace d'un score plus bas (373 985 unités).
Certes, structurellement, le secteur ne vit pas ses plus belles heures, toutefois, cette contre-performance inscrite au tableau peut être relativisée. Cette année, le calendrier du mois de mai se composait de 17 jours au cours desquels les professionnels ont pu recevoir du public, soit deux de moins qu'en 2025. Dès lors, le ratio de transactions par journée de travail s'élève à un peu plus de 24 000 unités, soit 7,3 % au-dessus du score de l'année dernière.
Les enseignes en ont profité d'une certaine manière. Encore une fois, en nombre de facturations, elles ont décliné de 9,9 %, à 154 025 échanges, mais à nombre de jours ouvrés équivalents, leur activité a progressé de 3,3 %, à 8 107 reventes cumulées par jour.
Dans le même temps, un peu plus de 241 400 voitures d'occasion ont fait l'objet d'une négociation entre particuliers directement. Ce total est en amélioration de 0,3 % sur un an. En ratio, le volume quotidien pointe à 9 060 unités, soit tout simplement 15,4 % de mieux qu'en mai 2025.

Source : AAA Data
Une tendance de fond baissière
Après cinq mois, la France totalise 2 165 851 transactions tous canaux confondus. En valeur absolue, le marché perd 4,5 % d'une année à l'autre. Dès lors qu'on regarde le ratio, le recul se limite à 2,6 %, à 21 444 unités.
À cette échelle de temps, les distributeurs comptabilisent 865 520 unités, perdant 8,8 % en valeur absolue par rapport à 2025. Le canal des particuliers limite quant à lui la perte (-1,3 %) à plus de 1,218 million d'unités.
Au cours des douze derniers mois calendaires, le marché tricolore a été le théâtre de 5,294 millions de transactions. Le secteur des voitures d'occasion plie alors de 1,9 % en valeur absolue. Là encore, il y a eu deux jours ouvrables de moins au calendrier, mais cela ne change pas grand-chose à la tendance qui est au recul de 1,1 %.
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