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Constructeurs

Olivier Presse, XPeng France : "Un label VO d'ici le printemps 2027"

Publié le 29 mai 2026

Par Gredy Raffin
4 min de lecture
Le directeur commercial de XPeng France n'entend pas accuser du retard sur le terrain des voitures d'occasion. Pour Olivier Presse, il est impératif de se doter au plus tôt d'un label afin d'être prêt quand les premières vagues de véhicules reviendront.
XPeng label voitures d'occasion
Olivier Presse, directeur commercial de XPeng France. ©JA

Chez XPeng France, il est question de prendre les devants même sur le sujet des voitures d'occasion. Lors d'un entretien accordé au Journal de l'Automobile, Olivier Presse, directeur commercial de la filiale du constructeur chinois de voitures électriques, a confié consacrer du temps à la création d'outils qui permettront aux concessionnaires de gérer les flux.

 

"Nous avons conscience des enjeux et nous travaillons pour avoir notre label VO d'ici le printemps 2027", a-t-il affirmé au cours de l'échange. Puis, le directeur commercial a précisé sa pensée : "Cela est indispensable aux concessionnaires, mais il faudra une approche compatible avec la réalité de nos distributeurs".

 

XPeng France souhaiterait créer un label qui, bien évidemment, listera des points de contrôle "sans les démultiplier à l'excès", et intégrera déjà nativement un certificat de santé de la batterie des voitures électriques. "Nous fournirons celui du constructeur car il est disponible, mais il faudra aussi impliquer un partenaire extérieur qui interviendra en tiers de confiance", projette le directeur commercial.

 

Maximiser les acquisitions au terme des LOA

 

Certes, la faible antériorité de la marque chinoise dans l'Hexagone n'expose pas encore les distributeurs XPeng à des vagues de retours conséquentes, mais pour Olivier Presse, "il importe de s'organiser avant les retours des premiers VO". Les premières échéances volumétriques de contrats tomberont en 2027 et les flux tricolores grossiront progressivement durant les mois suivants.

 

XPeng France s'est refusé à user des canaux tactiques pour s'installer dans le paysage. Plus de neuf voitures sur dix sont assorties d'un contrat de LOA avec engagement du concessionnaire ou de LLD avec l'implication d'Ayvens, le partenaire officiel. "Notre stratégie consistera à donner des raisons aux clients de garder leur voiture en levant l'option d'achat. Ainsi, nous n'allons pas surcharger les bilans et les parcs VO des concessionnaires, tout en leur assurant une fidélité à l'après-vente", lâche le directeur commercial.

 

 

Le label VO sera taillé pour attirer des clients particuliers. La compétitivité des valeurs de reprise a été calculée dans ce sens, selon les affirmations d'Olivier Presse. À titre d'exemple, une XPeng G6 de 2024 devrait ressortir dans une fourchette de prix large allant de 20 000 à 25 000 euros après 48 mois, "ce qui permettra de retrouver le niveau de compétitivité vis-à-vis des offres concurrentes, équivalent à celui observé sur le marché du VN", se prononce-t-il. Les choses ont encore le temps d'évoluer en fonction de l’environnement macroéconomique, et notamment la trajectoire des prix des carburants à la pompe.

 

Le VO aux entreprises comme canal d'écoulement ?

 

Ce qui n'empêche pas la direction commerciale française de la marque chinoise d'envisager un autre débouché. "Nous faisons des études financières et des tests pour évaluer le potentiel du remarketing dans le canal des flottes", reconnaît Olivier Presse. L'intérêt économique n'est pas encore une évidence à ses yeux. Alors pourquoi cibler les professionnels monopossesseurs (professions libérales…) ? Là aussi, il nourrit peu d'espoir de volume du fait que les voitures neuves subventionnées font de l'ombre aux voitures d'occasion.

 

 

À ce jour, XPeng compte plus de 85 concessions sur le territoire. La marque vise la barre des 100 sites en fin d'année en plus de doubler ses immatriculations. Les distributeurs n'ont pas encore constitué de groupement pour les représenter mais la marque conserve une proximité maximale et des échanges directs avec ses concessionnaires.

 

On apprend, par exemple, que l'application WhatsApp sert au quotidien à entretenir les échanges bidirectionnels. Ce moyen de communication pourrait, imaginons-le, servir à entretenir les échanges pour parfaire la conception du label VO, voire à souffler le nom de partenaires potentiels capables d'accompagner l'électrification des futurs clients du parc occasion.

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