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Constructeurs

Une seconde usine en Europe pour BYD ?

Publié le 10 mai 2024

Par Damien Chalon
2 min de lecture
Le constructeur chinois, qui entend devenir le leader de la voiture électrique sur le Vieux Continent, étudie l’ouverture d’un nouveau site de production en Europe. En attendant, l'usine hongroise de BYD démarrera la fabrication de modèles à batteries en 2025.
byd europe
BYD pourrait ouvrir une seconde usine en Europe, après celle de Szeged en Hongrie. ©BYD

BYD veut doubler Tesla en Europe d'ici à 2030 sur le marché de la voiture électrique, notamment avec des modèles d'entrée de gamme, a indiqué Michael Shu, directeur européen du constructeur chinois, lors de la conférence annuelle du Financial Times (FT) sur le futur de l'automobile.

 

"Nous sommes confiants dans le fait que nous pourrions devenir leaders" d'ici la fin de la décennie en Europe, a-t-il lancé. La première usine européenne de voitures de BYD doit démarrer dès 2025 en Hongrie, où il fabrique déjà des bus.

 

A lire aussi : Emil Frey France poursuit son développement avec BYD

 

La nouvelle usine de Szeged (Hongrie) fabriquera des voitures électriques "en Europe et pour l'Europe", a souligné Michael Shu. Si BYD est en train d'envoyer des milliers de voitures sur ses propres cargos, "l'export de voitures depuis la Chine vers l'Europe n'est pas faisable sur le long terme", a commenté le dirigeant.

 

Szeged devrait aussi fabriquer des modèles hybrides rechargeables car l'Europe a pris du retard dans l'installation de bornes de recharge, selon le directeur européen.

 

Le président chinois en visite en Hongrie

 

La Hongrie est devenue une base importante pour l'industrie chinoise, une coopération célébrée avec l'arrivée du président Xi Jinping pour presque trois jours de visite, après un passage en France.

 

A lire aussi : BYD, les profits s'envolent

 

D’autres investissements sont à venir sur le sol européen. BYD s'apprête à "effectuer un lourd investissement", qui pourrait représenter "plusieurs milliards d'euros", dans les usines, réseaux de distribution et en marketing, a annoncé Michael Shu.

 

 La France sur les rangs ?

 

BYD doit notamment décider dans les prochains mois s'il construit une deuxième usine européenne de voitures. Le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire a dit à ce propos que BYD et l'industrie automobile chinoise étaient "les bienvenus en France".

 

Le constructeur commence tout juste son offensive en Europe, avec des véhicules de gamme moyenne et à prix compétitifs. BYD pourrait cependant se positionner assez vite dans l'entrée de gamme électrique avec sa petite Seagull, proposée autour de 20 000 euros, et concurrencer la Citroën C3 et les futures petites Renault ou Volkswagen électriques. (avec AFP)

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