Un traitement de choc pour le groupe Volkswagen ?

Il y a quelques semaines, Oliver Blume, le patron du groupe Volkswagen, dévoilait la nouvelle phase du plan devant reconduire l'entreprise vers les sommets.
Le PDG avait listé huit leviers stratégiques : "réduire la complexité, placer les technologies au cœur des processus d'activité, réduire les surcapacités, renforcer la responsabilité à l'échelle régionale, rationaliser le portefeuille de participations du groupe, améliorer l'excellence opérationnelle, encourager la performance, simplifier le pilotage de l'entreprise."
Certains ont d'ores et déjà été en partie actionnés. Par exemple le groupe VW a vendu, pour 7,4 milliards d'euros, 51 % d'Everllence, spécialiste des moteurs industriels et des technologies énergétiques.
100 000 emplois supprimés et fermeture de quatre usines ?
Mais durant ces dernières heures, c'est le volet emplois qui inquiète en Allemagne. En effet, selon le journal allemand Manager Magazin, le constructeur aurait dans l'idée de supprimer encore plus de postes.
Jusqu'ici le groupe avait annoncé la suppression de 50 000 postes d'ici 2030, mais il semblerait qu'Oliver Blume veuille grimper jusqu'à 100 000. Il aurait présenté son plan lors d'une réunion du directoire en début de semaine. Parallèlement, l'entreprise veut également réduire ses frais généraux de onze milliards à la même échéance.
Au chapitre production, le leader européen a déjà réduit ses capacités en passant de 12 à 9 millions, mais cela ne semble pas suffisant. La réflexion porterait maintenant sur la fermeture de plusieurs usines en Allemagne.
Le quotidien français Les Échos avance les noms des sites de Neckarsulm (Audi), Hanovre, Zwickau et Emden (VW). Ce serait, à n'en pas douté, un choc dans le pays. Mais le traitement choc appliqué au groupe pourrait aussi mener à scinder les usines de composants et même la marque Volkswagen.
"Notre modèle économique actuel ne fonctionne plus, en l'état"
Jusqu'ici un porte-parole de Volkswagen a déclaré "ne pas commenter des documents internes et confidentiels", affirmant que "les instances compétentes devaient encore examiner et valider" ces questions et qu'"il ne voulait pas préjuger de ce processus".
"Notre modèle économique actuel ne fonctionne plus, en l'état, pour toutes les marques : concevoir des voitures en Allemagne, les produire en Europe et les exporter dans le monde entier", a-t-il souligné.
Dans un communiqué commun paru vendredi 26 juin 2026, le comité d'entreprise de Volkswagen et le syndicat IG Metall ont affirmé que "les nouveaux articles parus dans la presse inquiètent, à juste titre, notre personnel et les régions où sont implantés nos sites".
"Si de tels projets devaient être mis en œuvre, nous ferions tout ce qui est en notre pouvoir pour les empêcher", écrivent le CE et le syndicat. (avec AFP)
Sur le même sujet
Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.
