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Constructeurs

Nikola livre enfin ses premiers camions électriques

Publié le 20 décembre 2021

Par Christophe Jaussaud
2 min de lecture
Le fabricant de camions électriques et à hydrogène Nikola, qui a dû faire face à de nombreux revers ces deux dernières années, a livré vendredi 17 décembre 2021 ses deux premiers exemplaires au port de Los Angeles.
Le fabricant américain de poids lourds électriques vient de livrer les deux premiers exemplaires du Nikola Tre.
Le fabricant américain de poids lourds électriques vient de livrer les deux premiers exemplaires du Nikola Tre.

Total Transportation Services Inc (TTSI), une société californienne spécialisée dans la logistique, a pris livraison des deux premiers exemplaires du Nikola Tre. Un des camions est doté d'une motorisation électrique, tandis que l'autre embarque un pile à combustible. Des commandes passées dans le cadre d'un projet pilote avec deux camions électriques et deux camions à hydrogène à utiliser dans les ports de Los Angeles et de Long Beach, précise un communiqué. Si l'expérience est satisfaisante, TTSI commandera 100 véhicules au total à Nikola.

 

"La production, la performance et la maintenance seront la clé, et nous sommes convaincus que Nikola excellera sur les trois fronts", a souligné Vic LaRosa, patron de TTSI, cité dans le communiqué. Nikola livre ainsi, comme il l'avait annoncé, ses premiers camions au quatrième trimestre.

 

A lire aussi : Nikola moins ambitieux sans la participation de GM

 

Le groupe prévoit toujours d'en écouler 25 au total d'ici la fin de l'année, comme prévu en novembre, a confirmé une porte-parole à l'AFP. C'est toutefois beaucoup moins que les 50 et 100 véhicules initialement annoncés, le groupe ayant dû revoir ses ambitions à la baisse en août, puis de nouveau en novembre, en raison des problèmes d'approvisionnement.

 

Nikola avait fait des débuts remarqués à Wall Street en juin 2020 avant de sceller en septembre un partenariat prometteur avec General Motors qui semblait apporter une légitimité à la société fondée à Phoenix en 2015. Un accord qui a ensuite été revu à la baisse, GM n'entrant finalement pas au capital de Nikola.

 

Mais l'entreprise avait été, quelques jours plus tard, emportée dans un tourbillon après un rapport de la société d'investissement Hindenburg Research affirmant que Nikola était une "fraude complexe fondée sur des dizaines de mensonges" racontés au fil des ans par son fondateur, Trevor Milton. Ce dernier, qui a démissionné peu après, a été par la suite inculpé par les autorités américaines pour avoir "effrontément" embelli l'activité de la start-up lors de multiples interventions publiques dans le but de faire monter l'action. (avec AFP)

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