Mercedes-Benz concrétise ses ambitions dans la défense européenne

Son dirigeant, Ola Källenius, l’avait évoqué mi-mai 2026 ; désormais, Mercedes-Benz annonce du concret. En effet, la marque à l’étoile a officialisé, le jeudi 11 juin 2026, son partenariat avec la start-up allemande Tytan Technologies, spécialisée dans la défense anti-drones basée sur des véhicules. Une annonce qui s’ancre dans un contexte où les différents pays d’Europe cherchent à se réarmer face aux tensions géopolitiques.
Il s’agit donc d’un protocole d’accord portant sur "une coopération future" entre le constructeur et l’entreprise munichoise. Une annonce réalisée à l’occasion du salon international de l’aéronautique ILA, qui se tient à Berlin depuis le 10 juin 2026. Objectif : développer des plateformes de lutte antidrones et des systèmes de défense mobile afin de renforcer "l’architecture de sécurité européenne".
Selon le communiqué de Tytan, les systèmes développés dans le cadre du partenariat seront montés sur le SUV tout-terrain de Mercedes, le Classe G, ainsi que sur le fourgon Sprinter. La start-up, créée à Munich en 2023, apportera pour sa part son expertise dans la production de systèmes antidrones.
Pallier le survol de drones non identifiés
L’Allemagne et d’autres pays européens ont été confrontés ces dernières années à une multiplication des survols de drones non identifiés, parfois au-dessus d’infrastructures sensibles comme des installations militaires, des centrales électriques, des ports ou encore des aéroports.
Dans un entretien accordé en mai 2026 au Wall Street Journal, le président du directoire de Mercedes-Benz, Ola Källenius, avait assuré que le groupe était "prêt à jouer un rôle" dans la défense afin de renforcer les capacités de l’Europe.
Citée dans le communiqué, la ministre allemande de l’Économie, Katherina Reiche, a estimé que ce partenariat permettrait de "mieux protéger nos infrastructures critiques" et de "renforcer durablement la souveraineté technologique de l’Allemagne". Un premier prototype de réseau de systèmes a été présenté lors de l’ILA 2026 et l’accord vise à explorer "un développement ultérieur" ainsi qu’une "mise à l’échelle industrielle", dans un délai qui n’a pas été précisé. (Avec AFP)
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