Lotus supprime 40 % de ses effectifs au Royaume-Uni

Lotus entre dans une zone de turbulences. En effet, la marque sportive britannique, propriété du chinois Geely depuis 2017, vient d'annoncer la suppression de 550 postes dans ses effectifs au Royaume-Uni qui totalisent 1 300 personnes.
L'entreprise possède plusieurs sites dans le pays, dont le principal est son usine d'Hethel dans le Norfolk. Une autre usine Lotus à Wuhan, en Chine, est détenue directement par la maison mère.
Cette restructuration "est nécessaire pour assurer un avenir durable à l'entreprise dans un environnement automobile en constante évolution, marqué par l'incertitude liée aux changements rapides des politiques mondiales, notamment en matière de droits de douane", a indiqué Lotus dans une déclaration transmise à l'AFP.
On peut aussi noter que Lotus, qui a pris le virage du 100 % électrique, ne rencontre pas le succès escompté car le marché électrique du sport/luxe est encore loin des attentes.
Des ventes en chute libre
Pourtant, l'année 2024 avait été relativement bonne avec des ventes en hausse de 74 %, à 12 134 unités. L'Europe demeure la principale zone d'activité avec 4 743 immatriculations (39 %), devant la Chine (3 018 ; 25 %) et l'Amérique du Nord (2 578 ; 21 %).
En revanche, le début d'année 2025 a été plus difficile avec des ventes en chute de 42 %, avec seulement 1 274 véhicules au premier trimestre. Logiquement, le chiffre d'affaires a plongé de 46 % (93 millions de dollars) et la marge opérationnelle a chuté de six points, à 12 %.
Et le deuxième trimestre ne devrait pas être meilleur avec l'impact des droits de douane américains qui a ralenti les exportations britanniques outre-Atlantique.
Vers une production aux États-Unis ?
Malgré cette cure d'amaigrissement, la marque assure "rester pleinement engagée au Royaume-Uni, et le Norfolk restera le siège de Lotus pour les voitures de sport, le sport automobile et le conseil en ingénierie".
En juin déjà, Lotus avait assuré n'avoir "aucun projet" de fermer l'usine, après des informations de presse en ce sens. Mais selon le Financial Times, le groupe explore la possibilité de produire des voitures aux États-Unis.
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