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Constructeurs

Le groupe Volkswagen pourrait supprimer 30 000 emplois

Publié le 13 octobre 2021

Par Christophe Jaussaud
2 min de lecture
Avec la montée en puissance de l'électrique et du digital, Volkswagen se réinvente et a besoin de gagner en compétitivité. Une situation qui pourrait menacer 30 000 emplois selon un scénario qualifié d'extrême.
Herbert Diess, le patron du groupe VW, a prévenu que 30 000 emplois pourraient être supprimés pour maintenir la compétitive du groupe dans la transition écologique.
Herbert Diess, le patron du groupe VW, a prévenu que 30 000 emplois pourraient être supprimés pour maintenir la compétitive du groupe dans la transition écologique.

Durant une réunion du conseil de surveillance, le 24 septembre 2021, Herbert Diess, le patron du groupe Volkswagen, "a évoqué ses craintes pour l'avenir de l'entreprise" et la question des coûts trop élevés "comparé à la concurrence", écrit le quotidien économique Handelsblatt.

 

"La restructuration de Volkswagen pourrait menacer un poste sur quatre chez la marque VW" et "une suppression de jusqu'à 30 000 emplois est possible", ajoute le journal, qui a révélé les discussions internes.

 

Herbert Diess a exposé "des spéculations sur un scénario extrême" faisant référence à l'introduction de la semaine de quatre jours en 1994 qui "à l'époque" a "sauvé près de 30 000 emplois", nuance une source syndicale au sein du conseil de surveillance, interrogée par l'AFP. Il existe toutefois "un consensus" que "si les ajustements nécessaires ne sont pas faits dans les prochaines années, cela pourrait dans le cas extrême avoir des conséquences sur l'emploi", a souligné cette source. Une autre source remet également en cause le caractère conflictuel de la réunion, alors que le Handelsblatt évoque un "éclat" et la "colère" des membres du conseil de surveillance face à la menace de suppression de postes.

 

A lire aussi : Un tiers des emplois du secteur automobile menacés en Allemagne

 

"Il faut s'occuper de la compétitivité de notre usine de Wolfsburg", le siège historique du groupe, a déclaré pour sa part un porte-parole de Herbert Diess, évoquant la concurrence de Tesla, qui construit actuellement sa nouvelle usine en Allemagne, jugée plus efficace.

 

"Le débat est lancé et il y a déjà beaucoup d'idées" mais "pas de scénarios concrets", a-t-il ajouté à l'AFP. "De manière générale, une suppression de 30 000 emplois est absurde", a réagi un porte-parole du comité d'entreprise.

 

Herbert Diess a déjà évoqué devant des dirigeants une profonde réorganisation du site de Wolfsburg avec la démolition et reconstruction de plusieurs bâtiments dans le cadre du "projet Trinity", une nouvelle gamme de véhicules plus compétitifs. "Nous lançons la course contre Tesla" et "Trinity va révolutionner Wolfsburg", a tweeté le patron du groupe début octobre. La réorganisation de Volkswagen devrait être évoquée le 12 novembre lors de la réunion de cette instance consacrée à un plan d'investissement pluriannuel. (avec AFP)

 

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