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Constructeurs

Essai Citroën ë-C3 : électrique à prix canon

Publié le 4 mai 2026

Par Christophe Jaussaud
4 min de lecture
Avec sa variante autonomie urbaine (213 km) équipée d'une batterie LFP de 30 kWh, la Citroën ë-C3 devient l'une des électriques les moins chères du marché français. Son tarif, aides déduites, peut descendre à 12 990 euros.
Essai Citroën ë-C3
Une fois les aides françaises déduites, la Citroën ë-C3 autonomie urbaine peut être affichée au prix de 12 990 euros. ©Citroën/Adrien Cortesi

Citroën va mieux. En effet, ses immatriculations en France ont décollé de 9,5 % à l’issue des quatre premiers mois de l'année, à 44 957 unités, alors que le marché du neuf recule de 1,6 %.

 

Une performance qui doit beaucoup au C5 Aircross qui monte en puissance et au C3 Aircross. En revanche, la C3 ne brille pas en ce début d'année. En effet, la citadine recule de 10,1 % (13 923) et sa variante électrique de 17,8 % (5 954). Mais elle devrait bientôt retrouver des couleurs.

 

 

Déjà, l'électrique a globalement le vent en poupe et cela se ressent dans les prises de commandes de la marque aux chevrons. Xavier Chardon, son directeur général, affirmait que les VE représentaient 40 % des signatures enregistrées sur les quinze premiers jours d'avril 2026.

 

Avant cela, les VE représentaient déjà 26,3 % des ventes de Citroën au premier trimestre. Puis, il devrait y avoir une nouvelle accélération en mai avec les premières livraisons de l'ë-C3 autonomie urbaine.

 

15 à 20 % des ventes

 

Par opposition à l'autonomie confort (328 km d'autonomie mixte WLTP), la citadine se décline donc avec un rayon d'action moindre qui est aussi synonyme de prix canon.

 

En effet, l'ë-C3 va reprendre temporairement à la Renault Twingo (13 750 euros et 263 km d'autonomie) le titre honorifique d'électrique la moins chère du marché français avec ses 12 990 euros (si le client bénéficie de toutes les aides). Le prix catalogue étant de 19 990 euros.

 

 

Conscient que la Citroën évolue sur le segment B et la Twingo sur le A, il n'en demeure pas moins que les deux véhicules seront en concurrence du fait de leur prix très proches. Et le profil des clients, qu'ils soient urbains ou ruraux, sera similaire.

 

Citroën les a étudiés. Pour 64 % des clients, elle ne sera pas la seule voiture du foyer. Des automobilistes qui viennent du VO pour 29 % et qui ne parcourent que 42 km par jour avec ce type de voiture.

 

Cette ë-C3 des villes et des champs pourrait accaparer 15 à 20 % des ventes du modèle, selon Xavier Chardon. Elle sera aussi, à n'en pas douter, l'une des animatrices de la saison 3 du leasing social qui débute en juillet prochain.

 

Jusqu'à 213 km d'autonomie

 

Cette ë-C3 autonomie urbaine cache une batterie LFP de 30 kWh de capacité brute, dont 27,5 kWh sont dédiés à la traction. De quoi parcourir 213 km, selon l'homologation mixte WLTP, avec une consommation comprise entre 16,5 et 17,3 kWh/100 km. C'est beaucoup.

 

Cantonnée exclusivement à la ville, elle peut même atteindre 304 km selon les chiffres annoncés (11,6 à 12,1 kWh/100 km).

 

 

Avec sa mécanique électrique de 113 ch (83 kW) et un couple de 124,5 Nm, la française offre un agrément suffisant. En revanche, c'est au niveau de la recharge que ça se gâte. De série, cette "petite" ë-C3 embarque un chargeur de 7,4 kW (comme sa concurrente française).

 

Mais là où une Twingo propose en option (500 euros) un chargeur 11 kW et la recharge rapide 50 kW, Citroën propose deux options (aussi à 500 euros) mais pas cumulables.

 

Le client pourra choisir soit un chargeur embarqué de 11 kW, soit la recharge rapide limitée à 30 kW ! Rien de rédhibitoire toutefois car cette C3 n'a pas vocation à traverser la France d'un trait, mais cela complique les choses pour le premier client et pour les cycles de vie suivants.

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