Véhicule autonome : la France réfléchit toujours

La France pourrait-elle devenir un acteur majeur de la voiture autonome dans les prochaines années ? En tout cas, le haut-commissaire au Plan Clément Beaune se prononce en faveur de leur développement dans l’Hexagone. En effet, il affirme sur le réseau social professionnel LinkedIn que la voiture deviendra autonome, assurant qu’il s’agit d’une "révolution plus grande encore" que le véhicule électrique.
Une vision qu’il a également partagée au cours d'un entretien avec le quotidien régional La Provence le 28 mai 2026, soutenant qu’il s’agit également d’un "sujet de souveraineté technologique". "Les premiers acteurs sont tous américains ou chinois et ne sont pas des constructeurs traditionnels, mais des entreprises de la tech. Il faudra maîtriser nos données qui seront le sujet clé des nouvelles mobilités", souligne-t-il sur son post LinkedIn.
Toutefois, pour le moment, en France, la question du véhicule autonome relève davantage de la science-fiction. Un rapport devrait être publié au courant du mois de mai sur le sujet, présentant des propositions visant à accélérer les initiatives au niveau français et européen.
Pour l'heure, l'institution n'en est qu'aux projections : "Il s’agira d’abord de «robotaxis» dans les métropoles, mais très vite tout va changer : les voitures autonomes coûteront moins cher. En zone rurale notamment, il sera possible d’aller au travail avec sa voiture autonome, qui, en attendant la fin de votre journée, ira conduire des personnes âgées chez le médecin, le voisin faire des courses… Ce sera un nouveau modèle où la question même de la voiture individuelle ou de la propriété personnelle sera posée", imagine Clément Beaune sur son post LinkedIn.
La France a un retard à combler
Si aux États-Unis et en Chine les véhicules autonomes circulent déjà sur les routes, en France, on en est loin. L'Hexagone se cantonne aux projets de navettes autonomes. Même si des tests ont déjà été effectués par le constructeur américain Tesla ou encore l'équipementier français Valeo dans les rues parisiennes, la mise en place d’un service de robotaxis en France semble encore lointaine. Pour Clément Beaune, il faut réfléchir "au-delà du court terme" et "imaginer différents scénarios de mobilité d’ici 2050".
Espérons que d'ici là, la France ne soit pas totalement dépassée par les pays concurrents, et que les acteurs américains ou chinois de cette technologie, pour lesquels le Vieux Continent fait encore figure d’eldorado, puissent soutenir l'essor des différents projets à l'œuvre au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suisse, en Croatie…
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